Les critiques cinéma de JF et de Pat

Commentaires sur films en tous genres

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George A. Romero’s Survival Of The Dead (2009)

sans commentaires

J’ai vu hier soir le nouveau film de George A. Romero, le sixième de sa série de films de zombies.

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Je ne vous résumerai pas l’histoire (vous la trouverez facilement sur le net).  Il s’agit en fait d’un western.  D’un “hommage” si l’on veut, ou plutôt d’un film qui s’inspire de vieux westerns que Romero a beaucoup apprécié dans sa jeunesse.

Je suis un grand fan de la première trilogie, en particulier de Dawn Of The Dead, qui est mon film d’horreur préféré (lire ma critique ici).  J’ai beaucoup aimé Land of the Dead en 2005, et beaucoup détesté Diary of the Dead, quoique après l’avoir revu dernièrement, je l’ai trouvé plus intéressant.  Les acteurs sont toujours aussi mauvais, les personnages toujours aussi inintéressants, mais le film est moins pire que dans ma mémoire.

Que dire de ce nouveau film?

Et bien, il ne faut pas s’attendre à un film sérieux.   À l’instar de Dawn of the Dead qui était truffé de scènes comique, Romero nous offre ici un film très comique, qui ne se prend pas au sérieux.  Ce qui est dommage pour les fans qui s’attendaient à un film sérieux et lugubre, mais Romero joue ici la carte de la comédie.

Ses personnages sont des caricatures, de gros clichés, avec des dialogues irréalistes, mais à la différence de Diary, les acteurs sont talentueux cette fois-ci et peuvent faire passer plus aisément la grossièreté de leur personnage.  Ils s’amusent avec.

Entre autre Kenneth Welsh, l’un des acteurs canadiens les plus “bosseurs”, ayant joué dans des tonnes de productions américaines et canadiennes.  Je me souviens particulièrement de lui dans la série Twin Peaks, où il jouait le sinistre Windom Earle.  J’étais donc très heureux de le retrouver ici.  Son accent irlandais dans Survival n’était pas crédible du tout, mais son jeu, en revanche, l’était.

Romero nous présente, comme à l’habitude, différentes façon de tuer les morts-vivants, que ce soit avec un extincteur, un “flare gun”, etc.  Le film déborde d’originalité à ce niveau.  Les effets spéciaux ne sont pas aussi réussis que dans certains de ses autres films (je m’ennuie tellement de la collaboration Romero-Tom Savini), mais il y a plus de zombies et définitivement plus de gore que dans Diary.

Sauf que les maquillages sont moins bien réussis dans ce nouveau film.  Les zombies n’ont l’air qu’à des acteurs avec un peu de crème et/ou de poudre dans le visage.

En terme d’histoire, je dirais que le film se rapproche plus de Day of the Dead.  On a un conflit entre deux factions, l’une qui dit que l’on doit tuer les zombies, l’autre qui affirme que l’on doit les enchaîner en attendant de trouver une “cure”, ou de les amener à se nourrir d’autre chose que des humains.  Et nous avons certaines personnes au milieu de tout ça qui assistent au conflit.  Et à la fin, c’est le bordel, les zombies s’attaquent à tout le monde, et c’est chacun pour soi.

Mais le ton est définitivement plus léger que Day.  Sauf que ça fonctionne tout de même.

Romero l’a dit avant le film: “Je veux que vous riez.  Lors d’autres projections, les gens n’ont pas compris qu’ils devaient rire.  Mais ce film est fait pour rire”.

Le film critique la nature humaine, comme dans tous les films précédents de Romero.  Ces vieux conflits qui ne veulent s’éteindre ou ne peuvent être mis de côté même dans les pires situations.  Ici, comme dans l’oeuvre entière de Romero, les humains sont plus dangereux que les zombies.

En somme, j’ai bien aimé le film.  Ça ne passera pas à l’histoire, ça ne deviendra jamais un classique du genre (ou un classique tout court), mais c’est divertissant.  Ce film est définitivement, dans mon livre à moi, supérieur à Diary.  Le look du film est superbe, les paysages, etc.  Pas de caméra subjective ici.    Et les acteurs sont 100 fois meilleurs.

Mais ça demeure un petit film de série B, qui ne tente pas vraiment de faire peur mais plutôt de faire rire en vous faisant réfléchir un peu.  Ce n’est pas très intelligent ni très bien fait, mais ça demeure original, et on ne s’ennuie jamais tout au long du film.  Beaucoup d’action, beaucoup de zombies, beaucoup de gore.

Il ne faut pas être trop exigeant.  Le Romero des premières heures n’est définitivement plus. Le bonhomme a vieilli, ses films sont différents.  Ça demeure tout de même du bon divertissement.

(10 octobre 2009)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

octobre 10, 2009 à 12:43

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The Happening (2008)

avec 3 commentaires

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Réalisateur qui a déjà été prometteur, à une certaine époque, M. Night Shyamalan nous a sorti The Happening cet été, une merde mettant en vedette Mark Walhberg et Zooey Deschannel.

La performance de Wahlberg est parmi ses pires en carrière, et le talent de Deschannel est totalement gâché. Même John Leguizamo, que j’adore en tant normal, est peu crédible.

La faute revient au scénario, lequel est sans vie, sans suspense, sans horreur, sans intelligence, sans aucune trace d’humanité.  Les dialogues sonnent horriblement faux (j’ai rarement vu dans un film des discussions aussi ridicules et aussi peu pertinentes que celles que l’on trouve ici), et l’horreur que vivent les personnages n’est jamais partagée avec le spectateur. Celui-ci demeure froid au spectacle qui lui est présenté.  Les personnages réagissent de manière étrange et incongrue à toutes les situations, et on passe plus de temps à se demander pourquoi ils font ceci ou se racontent cela plutôt que de s’intéresser à ce qui se passe.

Ce qui se passe aurait pu être intéressant, mais c’est mal traité par Shyamalan,  et la raison pour laquelle le tout arrive est stupide.

Une seule chose que j’ai aimé: la vieille dame vers la fin du film.  Étrange, “creepy”, pas très rassurante..

Mais cette scène arrivait trop tard pour sauver le fiasco qu’est le film.  Et de plus, durant cette scène, j’ai passé quasiment tout mon temps à me demander comment ça se fait que les personnages principaux n’étaient pas plus traumatisés que ça d’avoir vu, juste devant eux, quelques heures auparavant, deux jeunes se faire tirer violemment (et mortellement) dessus.

Anyway, y a pas un personnage qui a des réactions normales dans ce film…

À éviter.

(4 décembre 2008)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

décembre 4, 2008 à 6:39

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The Day After (1983)

avec 2 commentaires

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Un téléfilm de Nicholas Meyer (Time After Time, Star Trek 2, Star Trek 4).

The Day After relate les événements entourant une attaque nucléaire massive des russes contre les États-Unis.  L’action se déroule principalement à Lawrence, au Kansas, un endroit longtemps perçu comme étant peu vulnérable à une éventuelle attaque. Le téléfilm joue justement sur cette notion, en insistant sur le fait que personne n’est à l’abri d’un tel drame.

Mettant en vedette des grands noms de l’époque comme Jason Robards, Jobeth Williams, Steve Guttenberg (crédité en tant que “Steven Guttenberg”), Amy Madigan, John Lightgow et plusieurs autres, The Day After devint un événement télévisuel sans précédent aux États-Unis.  Et selon le site IMDB, en avril 2006 The Day After demeurait encore le téléfilm le plus vu de tous les temps dans ce pays.

Le film se divise en deux parties, “avant” l’attaque – où l’on nous présente les différents protagonistes menant chacun une vie normale avec ses joies, ses peines, ses conflits, et “après” l’attaque.  Cette deuxième heure fut présentée sans publicité lors de la diffusion originale le 20 novembre 1983 à ABC.  Cette deuxième partie nous montre un Kansas en ruines, dévasté, encombré de cadavres et de survivants en piètre état, leur situation empirant d’heure en heure.

NIcholas Meyer ne lésine pas sur les effets.  Il a dû se battre avec le réseau et les censeurs – et par la suite a juré ne plus jamais faire de télévision car cela était trop frustrant – pour que son film garde son impact visuel et dramatique.  C’est un réel cauchemar que le spectateur vit dans la deuxième partie, après avoir fait sympathisé avec les personnages.  C’est grâce à la première partie, qui prend une heure à présenter les diverses relations entre ces personnages, que la deuxième partie est si forte.  Car le spectateur a une bonne idée de l’impact qu’a l’attaque nucléaire sur la vie de chacun, les répercussions que cela entraîne, et la dévastation émotionnelle à laquelle chacun est confronté.

Meyer utilise beaucoup de “stock footage” (images d’archives), mais à bon escient. On sent parfois – souvent – la différence dans l’image, mais ce n’est pas si dérangeant que ça.  Il s’agit surtout d’images de l’armée, de missiles, de silos, etc.

Les maquillages, dans la deuxième partie, alors que beaucoup de personnages sont graduellement brûlés par les radiations, sont amplement efficaces pour un téléfilm.  Les pertes de cheveux, les brûlures, le sang, les diverses marques laissées sur la peau, tout y est.

L’acteur principal – s’il y en a un dans cette large distribution – est Jason Robards, en vieux médecin et prof, qui souffrira des effets des radiations mais qui continuera de soigner les malades malgré tout.  Sa décrépitude accélérée est très bien réussie, et le jeu d’acteur de ce vétéran y est pour quelque chose aussi.

Le jeu en général est bon.  J’aime beaucoup le personnage joué par  l’acteur John Cullum, qui interprète un père de famille prévoyant qui enferme à temps sa famille au sous-sol.  Cullum, que je ne connais pas du tout, est très crédible et c’est à lui que je m’attache le plus chaque fois que je revois ce film.

Le film a fait beaucoup réagir à l’époque.  Vous n’avez qu’à regarder un bout de ce bulletin de nouvelles pour vous faire une idée.  Les gens s’étaient réunis en famille ou entre amis pour voir le film, et en discutaient après.

ABC a même diffusé, après le film, ce soir du 20 novembre 1983, un spécial de ABC News Viewpoint avec Ted Koppel, où des personnalités telles que Carl Sagan, Henry Kissinger, Robert McNamara, entre autres, discutaient de la question du nucléaire telle que posée par le film.

Vous pouvez voir la première partie de ce spécial (et les autres parties) en cliquant ici.

The Day After est, selon moi, tout aussi efficace aujourd’hui qu’il l’était il y a 25 ans.  Tout dépend des points de vue, évidemment.  Et le fait que j’ai vu ce film, et été partiellement marqué par celui-ci, alors que j’étais très jeune, joue aussi sur mon opinion.  Libre à vous d’en penser ce que vous voulez.

Le film fait partie d’une tendance qui se répandit dans les années 1983-1985, durant lesquelles quelques films marquants, et traitant sensiblement du même sujet, virent le jour.  Des films tels que Testament, Threads (dont j’ai parlé ici), et Defcon-4, entre autres.

The Day After n’est pas sans fautes, mais son message est intemporel et passe toujours aujourd’hui.  Les personnages sont des gens de tous les jours, auxquels vous et moi pouvons nous identifier, et c’est ce qui rend le drame qu’ils vivent dans la 2e moitié du film si intense et déprimant.

(3 décembre 2008)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

décembre 3, 2008 à 11:21

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Genesis II (1973)

sans commentaires

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Réalisateur : John Llewellyn Moxey

Auteur : Gene Roddenberry

Acteurs : Alex Cord; Mariette Hartley; Ted Cassidy

Année : 1973

Genre : Science-Fiction

SYNOPSIS :

Genesis II raconte les aventures de Dylan Hunt (si le nom vous est familier, c’est qu’il a été réutilisé dans d’autres oeuvres de Roddenberry, dont Andromeda), qui est joué ici par Alex Cord, un acteur relativement talentueux.

Dylan Hunt, chercheur du 20e siècle, mène une expérience sur l’animation suspendue, et conduit l’expérience sur lui-même. Un accident se produit, et il n’est réveillé qu’en l’an 2133, retrouvé dans les décombres de son ancien labo.

Les anciens locaux souterrains où Dylan Hunt travaillait sont maintenant devenus la demeure des gens de PAX, des êtres humains pacifiques, penseurs et préservateurs de la culture et des arts. Ces gens sont aux prises avec les Tyranniens, des mutants qui veulent tout contrôler et soumettre les humains à l’esclavage.

Hunt affrontera plusieurs dangers, et découvrira de nombreuses choses sur ce nouveau siècle (et ce nouveau monde).

CRITIQUE :

Il s’agit d’un film pour la télévision écrit par Gene Roddenberry, le père de Star Trek.

Le film fut tourné en tant que pilote d’une éventuelle série, mais la série ne fut pas sélectionnée, et le film fut diffusé et oublié par la suite.

Ce n’est pas un très grand film. Mais j’aime les personnages, les acteurs inconnus, la situation… J’aime les histoires du futur, connaître les possibles conséquences à long terme d’un conflit nucléaire – de quoi auraient l’air les générations qui suivraient? Dans ce film il y a des humains mutants, est-ce invraisemblable? Sûrement, mais on ne sait jamais…

Le film rappelle un peu Logan’s Run, qu’il précède de quelques années. Les deux films n’ont pas la même histoire, mais tous les deux nous présentent une société futuriste, perdue, qui cherche ses racines dans les décombres d’une civilisation qui s’est détruite elle-même.

Genesis II aurait été une série intéressante. Le film n’est pas assez long à mon avis. Je l’ai revu cette semaine, et j’étais déçu de la fin précipitée, je voulais en voir plus de ce monde inconnu. Mais tant pis, l’imagination est là pour faire le reste.

Le film a bien sûr quelques défauts: ses costumes, qui ressemblent à des pyjamas; ses décors, très simples; la musique, très typée de cette époque; etc.

Mais malgré tout, j’aime bien le film. Peut-être parce qu’il me rappelle des souvenirs de mon enfance, l’ayant vu tant de fois quand j’étais petit, …ou bien tout simplement parce qu’il est réellement intéressant.

Si vous arrivez à le trouver et que vous aimez le genre, Genesis II vaut la peine d’être vu, au moins une fois.

(25 mai 2005)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

novembre 20, 2008 à 6:19

Body Snatchers (1993)

sans commentaires

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Réalisateur : Abel Ferrarra

Auteur : Jack Finney (roman); Raymond Cistheri

Acteurs : Gabrielle Anwar; Meg Tilly; Terry Kinney

Année : 1993

Genre : Horreur

SYNOPSIS :

Sur une base militaire, une petite famille découvre que les gens sont remplacés un par un par des extra-terrestres sans émotion qui ont l’intention d’envahir la planète et d’exterminer la race humaine.

CRITIQUE :

Le film n’atteint jamais le degré de peur et de paranoïa que généraient les deux premières version du récit, soit celles de 1956 et de 1978. Body Snatchers est un bon film d’horreur, dirigé par un grand réalisateur (Abel Ferrarra), mais il semble bien pâle face à ses prédécesseurs.

J’ai trouvé que les éléments étaient dévoilés beaucoup trop tôt, et de manière éparpillée, sans aucune logique ou structure. Le personnage de Forrest Whitaker aurait gagné à être développé et plus exposé, car il me semblait vraiment intéressant. Et Meg Tilly est fabuleuse. Elle vole la vedette. Gabrielle Anwar fait une héroïne moyenne, jolie mais sans grandes qualités. Dans l’ensemble le film est plutôt intéressant, mais plusieurs éléments m’ont fait grincer des dents : les cris des envahisseurs sont repris, mais ne sont pas aussi bien utilisés que dans la version de 1978 (qui reste la meilleure à mes yeux). En essayant de capitaliser sur la fameuse scène finale avec Donald Sutherland, Ferrarra reprend ici les éléments-clés de cette scène mais il les fait se répéter plusieurs fois dans le film sans que ça soit satisfaisant. De plus, la scène de l’hélicoptère près de la fin du film m’a déplu à un point que je ne peux décrire. J’ai trouvé cette scène non-nécessaire et ratée, tout simplement.

La finale du film est intéressante, mais elle n’a rien de marquante comme celles des deux autres films. Somme toute, Body Snatchers est un bon petit film d’horreur, mais il ne se compare pas aux œuvres grandioses auxquelles il emprunte son récit et plusieurs de ses éléments-clés.

(23 juillet 2005)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

novembre 20, 2008 à 6:01

Publié dans Critique

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