Les critiques cinéma de JF et de Pat

Commentaires sur films en tous genres

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The Day After (1983)

avec 2 commentaires

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Un téléfilm de Nicholas Meyer (Time After Time, Star Trek 2, Star Trek 4).

The Day After relate les événements entourant une attaque nucléaire massive des russes contre les États-Unis.  L’action se déroule principalement à Lawrence, au Kansas, un endroit longtemps perçu comme étant peu vulnérable à une éventuelle attaque. Le téléfilm joue justement sur cette notion, en insistant sur le fait que personne n’est à l’abri d’un tel drame.

Mettant en vedette des grands noms de l’époque comme Jason Robards, Jobeth Williams, Steve Guttenberg (crédité en tant que “Steven Guttenberg”), Amy Madigan, John Lightgow et plusieurs autres, The Day After devint un événement télévisuel sans précédent aux États-Unis.  Et selon le site IMDB, en avril 2006 The Day After demeurait encore le téléfilm le plus vu de tous les temps dans ce pays.

Le film se divise en deux parties, “avant” l’attaque – où l’on nous présente les différents protagonistes menant chacun une vie normale avec ses joies, ses peines, ses conflits, et “après” l’attaque.  Cette deuxième heure fut présentée sans publicité lors de la diffusion originale le 20 novembre 1983 à ABC.  Cette deuxième partie nous montre un Kansas en ruines, dévasté, encombré de cadavres et de survivants en piètre état, leur situation empirant d’heure en heure.

NIcholas Meyer ne lésine pas sur les effets.  Il a dû se battre avec le réseau et les censeurs – et par la suite a juré ne plus jamais faire de télévision car cela était trop frustrant – pour que son film garde son impact visuel et dramatique.  C’est un réel cauchemar que le spectateur vit dans la deuxième partie, après avoir fait sympathisé avec les personnages.  C’est grâce à la première partie, qui prend une heure à présenter les diverses relations entre ces personnages, que la deuxième partie est si forte.  Car le spectateur a une bonne idée de l’impact qu’a l’attaque nucléaire sur la vie de chacun, les répercussions que cela entraîne, et la dévastation émotionnelle à laquelle chacun est confronté.

Meyer utilise beaucoup de “stock footage” (images d’archives), mais à bon escient. On sent parfois – souvent – la différence dans l’image, mais ce n’est pas si dérangeant que ça.  Il s’agit surtout d’images de l’armée, de missiles, de silos, etc.

Les maquillages, dans la deuxième partie, alors que beaucoup de personnages sont graduellement brûlés par les radiations, sont amplement efficaces pour un téléfilm.  Les pertes de cheveux, les brûlures, le sang, les diverses marques laissées sur la peau, tout y est.

L’acteur principal – s’il y en a un dans cette large distribution – est Jason Robards, en vieux médecin et prof, qui souffrira des effets des radiations mais qui continuera de soigner les malades malgré tout.  Sa décrépitude accélérée est très bien réussie, et le jeu d’acteur de ce vétéran y est pour quelque chose aussi.

Le jeu en général est bon.  J’aime beaucoup le personnage joué par  l’acteur John Cullum, qui interprète un père de famille prévoyant qui enferme à temps sa famille au sous-sol.  Cullum, que je ne connais pas du tout, est très crédible et c’est à lui que je m’attache le plus chaque fois que je revois ce film.

Le film a fait beaucoup réagir à l’époque.  Vous n’avez qu’à regarder un bout de ce bulletin de nouvelles pour vous faire une idée.  Les gens s’étaient réunis en famille ou entre amis pour voir le film, et en discutaient après.

ABC a même diffusé, après le film, ce soir du 20 novembre 1983, un spécial de ABC News Viewpoint avec Ted Koppel, où des personnalités telles que Carl Sagan, Henry Kissinger, Robert McNamara, entre autres, discutaient de la question du nucléaire telle que posée par le film.

Vous pouvez voir la première partie de ce spécial (et les autres parties) en cliquant ici.

The Day After est, selon moi, tout aussi efficace aujourd’hui qu’il l’était il y a 25 ans.  Tout dépend des points de vue, évidemment.  Et le fait que j’ai vu ce film, et été partiellement marqué par celui-ci, alors que j’étais très jeune, joue aussi sur mon opinion.  Libre à vous d’en penser ce que vous voulez.

Le film fait partie d’une tendance qui se répandit dans les années 1983-1985, durant lesquelles quelques films marquants, et traitant sensiblement du même sujet, virent le jour.  Des films tels que Testament, Threads (dont j’ai parlé ici), et Defcon-4, entre autres.

The Day After n’est pas sans fautes, mais son message est intemporel et passe toujours aujourd’hui.  Les personnages sont des gens de tous les jours, auxquels vous et moi pouvons nous identifier, et c’est ce qui rend le drame qu’ils vivent dans la 2e moitié du film si intense et déprimant.

(3 décembre 2008)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

décembre 3, 2008 à 11:21

Publié dans Critique

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Poltergeist 2 et 3 (1986 et 1988)

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Poltergeist a probablement une grande place de choix dans le coeur de tous les cinéphiles, dans le palmarès des “séries qui n’auraient jamais dû être des séries”. Je veux dire par là qu’au film d’horreur génial que fut le premier, réalisé par Tobe Hooper (et Steven Spielberg, semble-t-il, beaucoup plus que ce qu’on nous laisse croire) on a laissé suivre deux films dont on se serait fort bien passé.

Je dis ça, et j’avouerai une chose: le second volet de la série n’a pas que des défauts…

Dans Poltergeist 2, on retrouve la même famille que dans le premier film, famille qui avait eu des problèmes avec des esprits malins et dont la maison s’était évanouie dans le néant… On les retrouve habitant chez “la belle-mère”, et ayant beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts (notamment, les assurances ne semblent pas enclins à couvrir les maisons disparues pour causes de fantômes…)

On les retrouve, donc, et l’esprit malin en question les retrouve aussi. Si c’était suggéré dans le premier film, il devient plus-que-clair que cette fois-ci le démon en question s’intéresse seulement à la jeune Carol-Ann, dont il a pu “goûter la pureté” lors de l’enlèvement du premier film. On introduit le personnage d’une espèce de shaman indien qui aidera la famille à se débarrasser de la manifestation, et on ramènera aussi la liliputienne Tangina, medium qui avait ni plus ni moins que sauvé la famille dans le premier film.

Le film a énormément de défauts, et ils convergent tous vers une source: le scénario. Sans être un atout, la réalisation de Brian Gibson (qui a, des années plus tard, réalisé l’excellent Still Crazy, un de mes films préférés) n’a rien de faible non plus. Je considère qu’on a trop voulu rationnaliser et expliquer l’origine de la manifestation, et ce faisant on lui a enlevé tout le mystique que le premier film lui avait conféré… on s’était contenté d’expliquer dans Poltergeist que la maison était construite sur un lieu où des gens étaient inhumés, et on a un peu joué avec ces faits dans le second… j’ai trouvé l’explication insatisfaisante.

On a aussi apporté une dose de mysticisme amérindien, avec son lot d’incantations, de calumet de la paix et de “plumes dans l’cul pour faire autochtone” comme le dit si bien Pierre Falardeau, et ça m’a emmerdé royalement.

Pourquoi me donne-je la peine, donc, d’en parler si le film a tant de défauts? Pour une seule raison: Julian Beck.

Il s’agit d’un acteur que je ne connais pas du tout, mais sur qui j’ai lu et qui semblait, si vous me passez l’expression, un esti de fucké… et dans Poltergeist 2 (du moins pour le temps où il est présent) il est ce que j’ai vu de plus effrayant comme “être humain”. Il a un faciès vraiment spécial et je me souviens que dans ma jeunesse il a longtemps hanté mes cauchemars. Il y a une scène en particulier où il parle avec le père de famille (Craig T. Nelson, qui est je l’avoue une autre bonne performance dans le film), l’hypnotisant presque… il est saisissant et donne des frissons à coups sûrs.

Je disais “du moins pour le temps où il est présent”, parce que l’acteur est décédé pendant le tournage, des suites d’un cancer… son absence se fait sentir, même si on a tenté de la pallier en remplaçant le personnage du révérend qu’il incarne par des manifestations plus “animatroniques” et par des flashbacks… mais le film perd énormément d’intérêt du à la rareté de ses apparitions. Son décès a d’ailleurs alimenté le mythe de la malédiction de la série des Poltergeist. En effet, l’actrice qui jouait le rôle de l’aînée des enfants de la famille a été assassinée après la sortie du premier film, et Heather O’Rourke, la “mascotte” de la série, est décédée d’une mauvaise grippe peu avant la fin du tournage du troisième film.

Bref, réécoutez Poltergeist avant de voir ses suites… et si vous ne vous en pouvez vraiment pas, voyez la seule scène qui vale la peine dans le vidéo suivant!!

Poltergeist 3

Sincèrement, si l’existence du deuxième film est discutable, celle du troisième ne laisse même pas de place à la discussion.

Pratiquement plus de points communs avec le premier film, hormis la présence de la jeune Carol-Ann qui n’est qu’une préadolescente exaspérante, on retrouve ici la jeune fille hébergée par oncle (Tom Skeritt) et tante (Nancy Allen), allant à une école spéciale pour “jeunes doués”.

Des manifestations impliquant le révérend Kane (interprété cette fois-ci par un acteur dont-on-se-câlisse) commence à se produire de nouveau et le théâtre de celles-ci est maintenant l’immense immeuble dans lequel la famille vit… immeuble qui, si le film avait été mieux fait, aurait pu être considéré comme un personnage principal du film.

Tout est raté dans cette suite, que ce soit l’histoire qui n’est pas effrayante, la redondance de ses péripéties, les personnages (Carol-Ann et Tangina) qui ne sont plus que caricatures de ce qu’ils étaient dans le premier film. Les autres acteurs du film, tous autant qu’ils sont, sont froids et pas attachants pour un sou.

Bref, à éviter.

Rédigé par hornythorynque

novembre 25, 2008 à 12:40

Publié dans Critique

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Flight of the Navigator (1986)

sans commentaires

Synopsis: Le 4 juillet 1978, David Freeman – un petit garçon de 12 ans bien ordinaire – se perd dans les bois et est mystérieusement transporté 8 ans dans le futur.

Jusqu’à récemment, je n’avais jamais entendu parler de ce film.

L’acteur principal est Joey Cramer, un jeune acteur qui n’a pas fait grand chose d’autre, ce qui est malheureux puisqu’il est très bon.

Il est entouré de Cliff DeYoung, Veronica Cartwright, Sarah Jessica Parker, et la voix de Paul Reubens (Pee Wee Herman) dans le rôle d’un robot nommé Max, qui s’avère être le pilote automatique d’un vaisseau spatial gardé secrètement par la Nasa et que David peut – sans savoir pourquoi – piloter.

C’est un film de Disney, alors c’est pour les enfants, et j’ai trouvé dommage que le scénario n’explique en rien la plupart des choses qui arrivent à David, choississant plutôt de mettre le focus sur des aspects insignifiants tel que le robot Max, justement, qui devient irritant à la longue pour tout adulte qui visionne le film.

Mais j’ai un faible pour les films de voyage dans le temps, et j’ai adoré la manière dont est traitée la relation entre David et sa famille.  Son petit frère qui est maintenant plus vieux que lui, et ses parents qui ont pris un coup de vieux après 8 ans à le croire mort.  Le tout est très touchant et réaliste, à mes yeux.

À voir si vous avez gardé une parcelle de votre coeur d’enfant, mais ne vous attendez pas à un grand film.  C’est sympathique, sans plus.

(19 octobre 2008)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

novembre 20, 2008 à 7:59

Heathers (1989)

sans commentaires

Ce film met en vedette Winona Ryder, Christian Slater et Shannen Doherty, et date de 1989.

Il s’agit d’une comédie noire comme l’ébène, cynique à souhait et violente, traitant des cliques dans les écoles secondaires américaines et du mal qu’elles peuvent engendrer.

Je m’attendais à quelque chose de plus léger que ça, mais je m’étais mis le doigt dans l’oeil: c’est plutôt cinglant!

Peut être que vingt ans plus tard le film apparaîtrait à certains comme léger, pas si violent que ça, mais personnellement je crois que le message véhiculé par le film passe encore, et que la critique sociale qui nous est exposée tout au long de celui-ci est encore pertinente aujourd’hui.  Car les temps changent, mais pas nécessairement les gens…

Le film est un film culte aux États-Unis et je vous le recommande.  Ça fait changement des comédies adolescentes auxquelles on est habitués aujourd’hui, pseudo comédies niaises et vides.

(21 août 2007)


JF

Rédigé par The Lone Dreamer

novembre 20, 2008 à 1:31

Publié dans Critique

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Rock ‘n’ Roll Nightmare (1987)

sans commentaires

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J’vais tout de suite vous diriger vers une critique détaillée (en français) du film, car je suis trop paresseux pour écrire quelque chose de très long, et ce que cette critique dit est semblable à ce que j’aurais écrit de toute façon.

Le film est amusant dans le genre “it’s so bad it’s good”, et je vais sûrement le regarder à nouveau éventuellement pour me convaincre que ce n’était pas plutôt un mauvais rêve que j’ai fait cette nuit (parce que s’il faut que je me mette à faire des rêves dans lesquels un superhéro musclé et huilé est la vedette, j’ai un sacré problème..).

Les marionnettes sont affreusement ridicules (suivez le lien que je viens de vous donner pour les voir en photo), le jeu des acteurs est terrible du début à la fin, et le combat final est hallucinant (dans le genre “c’est-tu une joke?”).

Vite, remettez à Thor l’Oscar qu’il aurait dû avoir pour ce film…

Un film à regarder entre amis avec de la bière pour 1 heure et 23 minutes de rigolade ininterrompue, Rock n Roll Nightmare a tout pour plaire aux amateurs de comédies d’horreur des années 80:

- les monstres les plus ridicules jamais vus

- de la musique heavy metal purement 80’s

- un héros huilé et musclé

- des seins

- et une bataille épique entre le Bien et le Mal

Vous pouvez écouter des extraits de certaines chansons du film ici.

Pour finir, voici le vidéo de la chanson Energy, vous donnant un bon aperçu du film.

(31 janvier 2008)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

novembre 20, 2008 à 12:42

Publié dans Critique

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