Billets taggés ‘1970’s’
Genesis II (1973)
Réalisateur : John Llewellyn Moxey
Auteur : Gene Roddenberry
Acteurs : Alex Cord; Mariette Hartley; Ted Cassidy
Année : 1973
Genre : Science-Fiction
SYNOPSIS :
Genesis II raconte les aventures de Dylan Hunt (si le nom vous est familier, c’est qu’il a été réutilisé dans d’autres oeuvres de Roddenberry, dont Andromeda), qui est joué ici par Alex Cord, un acteur relativement talentueux.
Dylan Hunt, chercheur du 20e siècle, mène une expérience sur l’animation suspendue, et conduit l’expérience sur lui-même. Un accident se produit, et il n’est réveillé qu’en l’an 2133, retrouvé dans les décombres de son ancien labo.
Les anciens locaux souterrains où Dylan Hunt travaillait sont maintenant devenus la demeure des gens de PAX, des êtres humains pacifiques, penseurs et préservateurs de la culture et des arts. Ces gens sont aux prises avec les Tyranniens, des mutants qui veulent tout contrôler et soumettre les humains à l’esclavage.
Hunt affrontera plusieurs dangers, et découvrira de nombreuses choses sur ce nouveau siècle (et ce nouveau monde).
CRITIQUE :
Il s’agit d’un film pour la télévision écrit par Gene Roddenberry, le père de Star Trek.
Le film fut tourné en tant que pilote d’une éventuelle série, mais la série ne fut pas sélectionnée, et le film fut diffusé et oublié par la suite.
Ce n’est pas un très grand film. Mais j’aime les personnages, les acteurs inconnus, la situation… J’aime les histoires du futur, connaître les possibles conséquences à long terme d’un conflit nucléaire – de quoi auraient l’air les générations qui suivraient? Dans ce film il y a des humains mutants, est-ce invraisemblable? Sûrement, mais on ne sait jamais…
Le film rappelle un peu Logan’s Run, qu’il précède de quelques années. Les deux films n’ont pas la même histoire, mais tous les deux nous présentent une société futuriste, perdue, qui cherche ses racines dans les décombres d’une civilisation qui s’est détruite elle-même.
Genesis II aurait été une série intéressante. Le film n’est pas assez long à mon avis. Je l’ai revu cette semaine, et j’étais déçu de la fin précipitée, je voulais en voir plus de ce monde inconnu. Mais tant pis, l’imagination est là pour faire le reste.
Le film a bien sûr quelques défauts: ses costumes, qui ressemblent à des pyjamas; ses décors, très simples; la musique, très typée de cette époque; etc.
Mais malgré tout, j’aime bien le film. Peut-être parce qu’il me rappelle des souvenirs de mon enfance, l’ayant vu tant de fois quand j’étais petit, …ou bien tout simplement parce qu’il est réellement intéressant.
Si vous arrivez à le trouver et que vous aimez le genre, Genesis II vaut la peine d’être vu, au moins une fois.
(25 mai 2005)
JF
Beware! The Blob (1972)
J’ai acheté ce film en vhs il y a environ un an, sautant dessus tout excité quand je l’ai vu, car bien que connaissant déjà l’existence de ce film, j’ignorais qu’une version française avait été faite (les versions françaises de vieux films sont souvent difficiles à trouver, et j’aime ce qui est rare).
Je suis un très grand fan du film original de 1959 avec Steve McQueen, que j’ai vu nombre de fois, mais cette suite, malgré sa “rareté”, m’inspirait guère. Alors j’ai remis à plus tard son visionnement… jusqu’à ce soir.
Et quelle ne fut pas ma surprise de constater que, alors que je m’attendais à une merde monumentale, j’ai eu droit à un film amusant, palpitant (en quelque sorte), et somme toute satisfaisant (pour un série B, on s’entend…).
Réalisé par Larry Hagman (Dallas), c’est un film à petit budget mêlant maladroitement la comédie et l’horreur. Les effets spéciaux sont sensiblement du même calibre que ceux de l’original datant de treize ans auparavant (ce qui n’est pas un compliment). Le jeu des acteurs est correct sans être très bon, et le scénario laisse à désirer.
Mais, bien que je me sois un tantinet emmerdé au début, les 40 dernières minutes sont amusantes. Dès que le monstre gélatineux s’attaque à une salle de bowling, le tout devient très intéressant.
Apparemment, le film est remplis de caméos, mais je n’ai reconnu que deux visages – celui de Dick Van Patten, et de Burgess Meredith. Larry Hagman joue un petit rôle dans le fim, mais je ne l’ai pas reconnu.
Je m’attendais à un film décousu à la manière de Attack Of The Killer Tomatoes (que je trouve divertissant mais que je ne regarderais pas tous les jours…), mais Beware The Blob est un film logique, vif, dynamique, calqué peut-être un peu trop sur l’original mais finalement très amusant, et qui fait passer agréablement une petite heure et quart.
Pour finir, la version française est vraiment à chier, mais cela ajoute au divertissement que le film procure. Vraiment, l’amateur de navets en moi fut ravi!
(15 septembre 2008)
JF
Revenge of the Pink Panther (1978)
Réalisateur : Blake Edwards
Auteur : Blake Edwards
Acteurs : Peter Sellers; Dyan Cannon; Robert Webber
Année : 1978
Genre : Comédie
CRITIQUE :
L’inspecteur Clouseau à l’époque du disco!
Dans La Malédiction de la Panthère Rose, Jacques Clouseau est aux prises avec les gens qui sont à la tête de la French Connection, et ceux-ci veulent sa peau. Ils l’auront… ou presque, alors que Clouseau sera porté pour mort partout dans le monde, et l’inspecteur se servira de cet incident pour mettre à l’essai ses nombreux déguisements et infiltrer le groupe de mafiosos.
Robert Webber joue le rôle de Phillippe Bouvier, un mafioso qui tente d’éliminer Clouseau. L’acteur, qui a joué 20 ans plus tôt dans 12 Hommes en Colère, exécute sa tâche de manière très efficace.
Mais c’est plutôt Dyan Cannon, une des emblèmes du cinéma américain des années 70, qui vole la vedette ici. Encore une fois, Edwards a su trouver une femme jolie et talentueuse (jolie à cette époque – aujourd’hui, Cannon n’est qu’un amas de silicone sur deux pattes) pour donner la réplique à Sellers. Et elle le fait avec brio. Elle joue ici la secrétaire et maîtresse de Bouvier et tombera éventuellement dans les bras de Clouseau.
Et Peter Sellers, lui, donne une dernière performance en tant que Clouseau qui est à la hauteur de ce que ses fans espèrent de lui.
C’est dans ce film que Clouseau se déguise le plus souvent, et parfois c’est totalement hilarant (son pirate à la jambe de bois et au perroquet gonflable vient tout de suite en tête).
Il revêt de nombreux costumes et accessoires qui le transforment totalement. Il ne faut pas oublier que Sellers était un maître du déguisement. Dans Dr. Strangelove, il interprète trois personnages complètement différent (dont le personnage-titre). Dans The Party, il joue un acteur Indien. Et dans son dernier film, The Fiendish Plot of Dr. Fu Manchu, il interprète deux personnages.
Peter Sellers, en plus d’être un génie de la comédie, savait disparaître sous un maquillage relativement simple et donner vie à des personnages aussi disparates qu’excentriques.
Le film est relativement bon. Les gags par contre sont inégaux, et certains sont carrément ennuyants.
Mais le film est quand même intéressant et je crois que, dans le contexte où Sellers en avait marre de jouer Clouseau (et ce depuis la fin du tournage de A Shot in the Dark!!), sa performance est quand même excellente, et qu’il a dit adieu avec finesse à ce personnage qui a marqué à tout jamais sa carrière et sa vie.
Il est à noter ici que Kato, le valet de Clouseau, a un bien plus grand rôle dans cette histoire et que son interprète, Burt Kwouk, montre à quel point il peut être extrêmement drôle.
Le film est quelque peu daté, et ça fait rire de voir les afros, les vestons à carreaux et les cheveux de Dyan Cannon. La musique disco (ainsi que le thème musical du film qui a été revampé à la sauce funk) ajoutent au fait que le film a quelque peu mal vieilli, et qu’il est prisonnier de son époque.
Mais peu importe, La Malédiction de la Panthère Rose est somme toute un très bon film, très drôle, et qui fait partie des meilleurs de la série.
Dommage que les choses se soient gâtées par la suite…
(10 mai 2005)
JF
The Pink Panther Strikes Again (1976)
Réalisateur : Blake Edwards
Auteur : Blake Edwards
Acteurs : Peter Sellers; Herbert Lom; Lesley-Ann Down
Année : 1976
Genre : Comédie
CRITIQUE :
Peter Sellers de retour en forme après un épisode déplorable!
En effet, dans Quand la Panthère Rose s’emmêle, Peter Sellers est au meilleur de sa forme, et il nous offre une performance du tonnerre!
Clouseau affronte ici son plus grand ennemi jusqu’à présent: l’ancien chef inspecteur Dreyfuss lui-même, son ancien patron, maintenant interné depuis 3 ans (depuis la fin de Return of the Pink Panther).
Dreyfuss, voulant débarrasser le monde à tout jamais de l’inepte Clouseau, s’échappe de l’asile d’aliénés et recrute les pires escrocs et assassins de la planète. De plus, il fait enlever un professeur et sa fille, le professeur détenant la formule pour créer un appareil capable de désintégrer n’importe quel objet ou personne.
Dreyfuss désintégrera le building de l’ONU comme exemple de son pouvoir. Pour empêcher qu’il désintègre une ville ou un pays en entier, les dirigeants du monde doivent lui amener Clouseau, mort ou vif.
Alors, c’est dans cet histoire de fou que l’inspecteur maladroit devra évoluer.
Le film est hilarant. Pas autant que les deux premiers, mais il est définitivement meilleur que le précédent.
Sellers est en pleine forme et nous offre de succulents moments de comédie: la scène des barres parrallèles – un classique chez les fans de Clouseau; l’interrogatoire de groupe (me faisant penser à celui de A Shot in the Dark – les deux sont tout aussi hilarants); Clouseau essayant d’entrer dans le château où se trouve Dreyfuss; etc.
Herbert Lom est toujours aussi machiavélique que dans les autres films, et il peut enfin explorer son personnage au maximum. Il offre ici une très bonne performance.
Lesley Ann Down joue une ravissante assassin, chargée de tuer Clouseau, mais qui tombera follement amoureuse de l’inspecteur. Je dois donner ceci à Blake Edwards: il avait le don de choisir ses actrices. Elles sont toujours jolies et talentueuses!
Et enfin, Kato (Burt Kwouk) est toujours là, égal à lui-même.
Le film est très intéressant, très drôle, et Clouseau/Sellers est à son meilleur.
À voir absolument!
(9 mai 2005)
JF
The Return of the Pink Panther (1975)
Réalisateur : Blake Edwards
Auteur : Blake Edwards
Acteurs : Peter Sellers; Christopher Plummer; Herbert Lom
Année : 1975
Genre : Comédie
CRITIQUE :
Il n’est pas toujours facile de succéder à deux films géniaux…
1975 voit le retour de Blake Edwards aux commandes de la série La Panthère Rose, après 10 ans d’absence, pendant lesquelles un petit film, en 1968, intitulé Inspector Clouseau et mettant en vedette Alan Arkin, tenta de raviver la flamme de l’inspecteur dans le coeur des gens, mais ceux-ci ne l’ont pas accepté, et ont réclamé haut et fort Peter Sellers.
Donc, 1975 voit aussi le retour de Peter Sellers dans le rôle du plus imbécile inspecteur français de l’histoire, Jacques Clouseau.
Dans Le Retour de la Panthère Rose, Clouseau est une fois de plus confronté à son grand ennemi, Sir Charles Litton (ici joué par Christopher Plummer) et son alter ego, le Phantom. Litton est accompagné de sa femme, Lady Claudine Litton (la délicieuse Catherine Schell), qui a elle aussi quelques secrets à cacher…
Et bien sûr, le chef Inspecteur Dreyfuss est là, toujours aussi malheureux de voir Clouseau tout détruire sur son chemin, et toujours aussi envieux de l’exterminer pour toujours.
N’oublions pas aussi Kato, toujours prêt à attaquer Clouseau lorsqu’il s’en attend le moins.
La Panthère Rose est dérobée à un grand musée, et le Phantom est soupçonné et donc recherché partout, et il incombe à Clouseau de le retrouver.
En chemin, il connaîtra de nombreuses mésaventures, revêtira de nombreux déguisements (et personnalités) dans le but de passer incognito, et passera près de se faire abattre plus d’une fois.
Malheureusement, le film est l’un des moins intéressant de la série. Les gags ne sont pas aussi drôles qu’ils auraient pu l’être, connaissant le talent des gens impliqués dans le film.
Christopher Plummer, en revanche, est excellent dans le rôle de Sir Charles. J’ai une préférence pour David Niven dans le premier film, mais Plummer donne un autre aspect au personnage, dû en majeure partie au fait qu’il est plus jeune que Niven.
Et Catherine Schell, dans le rôle de Lady Litton, est ravissante. Ce qui est amusant, c’est que l’actrice n’arrivait pas à garder son sérieux lors des scènes avec Peter Sellers, et la plupart de ses réactions spontanées et ses sourires amusés se retrouvent dans le film, ils ne faisaient pas partie du scénario.
Peter Sellers semble, dans ce film, désabusé, fatigué. Il n’a pas l’air dans son assiette. Dans The Pink Panther et A Shot in the Dark, j’avais l’impression que Sellers était en pleine possession de ses moyens et qu’il dominait le personnage et les situations.
Ici, il se laisse dominer par ce qui se passe, l’acteur semble pris dans un scénario mince et idiot qui ne lui plaît pas vraiment.
Ce n’est qu’une impression, évidemment, mais c’est tout de même ce que je ressens en voyant le film. Peter Sellers a fait de bien meilleures choses, et il est dommage que le retour de Clouseau sur les écrans se soit fait de manière aussi pitoyable.
Malgré tout, il reste de bons moments: je pense à la scène de l’aspirateur et du perroquet, et tout ce qui suit avec le groom de l’hôtel et la scène du sauna. Ça c’est comique.
En général le film m’a laissé froid. Ce fut deux longues heures, et à la fin j’étais insatisfait. La musique de Henry Mancini est probablement ce qu’il y a de meilleur dans le film, et c’est là une bien mince consolation…
À voir seulement pour les fans les plus ardus de l’inspecteur Clouseau.
(8 mai 2005)
JF




