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Le Trou (1960)

Un film d’évasion de prison comme je les aime, minutieux à souhait (peut-être même le plus minutieux de tous, je dirais).
Minutieux dans le sens où l’on voit chaque étape de l’évasion dans ses moindres détails, et qu’ainsi on est plongés pendant 2h10 dans cette entreprise comme si nous en faisions partie intégrante. Comme si nous y assistions en temps réel.
Un film quasi parfait si vous me demandez. Le jeu des acteurs est sublime (Marc Michel dans le rôle principal est d’une désarmante subtilité qui fonctionne à merveille). Tous les acteurs sont superbes dans leur rôle.
Il s’agit du dernier film du réalisateur Jacques becker, qui est décédé peu de temps après avoir achevé le film.
À voir absolument, si vous aimez le genre.
(28 mai 2008)
JF
A Shot in the Dark (1964)
Réalisateur : Blake Edwards
Auteur : Marcel Achard
Acteurs : Peter Sellers; herbert Lom; Elke Sommer
Année : 1964
Genre : Comédie
CRITIQUE :
Selon les nombreux fans de la série (moi-même inclus), ce film est le meilleur de tous les films mettant en vedette l’inspecteur Clouseau.
A Shot in the Dark est une histoire de meurtre dans une maison de riches, et la personne accusée est la bonne, Maria Gambrelli.
Clouseau est mis sur l’affaire, et il sera rapidement convaincu de l’innocence de Maria, malgré tous les indices qui pointent vers elle.
Comme dans The Pink Panther, ici aussi Clouseau a raison, et il est le seul parmi tous les personnages à penser ainsi. Dès le départ il se met dans la tête de démasquer le meurtrier, alors que tout le monde est prêt à jeter Maria Gambrelli en prison.
A Shot in the Dark introduit deux personnages-clé de l’univers de Clouseau qui reviendront dans les film suivants:
Kato – un asiatique employé par Clouseau pour, entre autres, l’attaquer n’importe où et n’importe quand, pour que Clouseau puisse mettre ses réflexes en pratique. Cela s’avère très incommodant lorsque Clouseau tente de séduire Maria dans son lit et que Kato arrive en surprise!
Chef inspecteur Charles Dreyfuss – le pauvre chef Dreyfuss… l’homme qui aimerait le plus au monde voir mourir Clouseau. Joué par l’excellent Herbert Lom, ce personnage (ainsi que Kato) est apparu dans tous les films de la série jusqu’au dernier, en 1993. Cet homme, dès le départ, met au point de nombreux pièges contre Clouseau, qui vont bien sûr toujours se retourner contre lui. Il est l’équivalent du Coyote dans Roadrunner. Il se retrouvera dans un asile d’aliénés au milieu des années 70, Clouseau l’ayant poussé à la folie… mais il en sortira, encore plus déterminé à exterminer sont éternel ennemi.
A Shot in the Dark est LE meilleur film de la série. Tous les acteurs sont merveilleusement comiques dans tout leur sérieux, et les moments d’humour sont parfaitement dosés à l’intérieur du récit, qui lui n’est jamais ennuyant.
Sellers est ici à son meilleur, alignant gags après gags. La dernière demie-heure à elle seule est un pur bijou de cinéma comique, digne des plus grands moments de Chaplin et de Tati. Clouseau interroge les différents suspects, tous réunis par lui dans la même pièce, et cet interrogatoire devrait se retrouver au firmament des meilleurs moments de cinéma de toute l’histoire, pour le timing de Peter Sellers et des acteurs et actrices lui donnant la réplique.
Retenons aussi, parmi les bons éléments de ce film, Elke Sommer, très jolie et convaincante dans le rôle de Maria Gambrelli, …et Graham Stark dans le rôle de Hercule – l’assistant de Clouseau – qui est un parfait accolyte, le parfait souffre-douleur de ce clown d’inspecteur. (la scène où ils essaient tous deux de synchroniser leurs montres – h-i-l-a-r-a-n-t!!!)
A Shot in the Dark vaut la peine d’être vu, que vous soyez fans des autres films ou non.. et il peut être vu complètement à part de la série, car il n’est jamais fait référence aux événements du premier film.
Ce film est une perle précieuse dans l’univers du cinéma comique américain. Pour rire comme vous ne l’avez rarement fait, regardez ce film.
Peter Sellers était un génie de la comédie, tout simplement.
(8 mai 2005)
JF
The Masque of the Red Death (1964)
Réalisateur : Roger Corman
Auteur : Charles beaumont
Acteurs : Vincent Price; Jane Asher; Hazel Court
Année : 1963
Genre : Horreur
SYNOPSIS :
Un homme excentrique et riche, mauvais et pécheur, et surtout adorateur de Satan, promet refuge et santé dans son énorme château à toutes sortes de gens qui fuient la Mort Rouge, un fléau de plus en plus grandissant dans la région. Mais ce qu’il ne sait pas c’est que la Mort Rouge s’approche de lui à grands pas, et qu’il pourrait bien être pris par surprise…
CRITIQUE :
Inspiré d’une histoire d’Edgar Allan Poe.
N’étant pas un amateur de Poe, je vous parle du film pour ce qu’il est, et de la façon dont je l’ai perçu personnellement.
J’ai lu plusieurs critiques qui encensaient ce film. Pour ma part, je l’ai trouvé moyennement amusant. En fait, si ce n’avait été de la performance jouissive de Vincent Price dans l’un des rôles les plus vicieux et cruels de sa carrière, je me demande si j’aurais aimé le film.
Les décors sont très beaux, les plans sont travaillés et soignés, les costumes sont ravissants, et la plupart des acteurs principaux sont excellents. Mais le récit est lent, et au milieu du film j’avais peine à rester éveillé.
Comme je l’ai dit, Vincent Price est délicieux dans ce film, et pour cette raison seule vous devriez courir vous louer le film. Vous vous délecterez en le voyant jouer l’un des plus grands rôles de sa carrière. Sa performance dans ce film prouve une fois de plus à quel point il fut l’un des plus grands acteurs du 20e siècle. Et on peut voir dans ses yeux qu’il s’amuse en jouant le rôle, il s’amuse comme un petit diable.
Je n’ai pas détesté The Masque of the Red Death, mais ce n’est pas tout à fait mon genre de film. Quoique ce soit moins pire que bien des films d’horreur contemporains. Ce film est, en quelque sorte, un classique, et je vous le conseille… mais assurez-vous d’être bien réveillés en le regardant. Je crois que, malgré certains passages lents, vous devriez vous amuser.
…Et oui, l’actrice principale, Jane Asher, est la même Jane Asher qui fut la petite amie de Paul McCartney. Celui-ci assista même en partie au tournage du film!
(2 août 2005)
JF
Blood Feast (1963)
Réalisateur : Herschell Gordon Lewis
Auteur : Allison Louise Downe
Acteurs : William kerwin; Mal Arnold; Connie Mason
Année : 1963
Genre : Horreur
SYNOPSIS :
Une femme riche fait appel à un petit traiteur pour organiser le repas d’anniversaire de sa fille. Ce qu’elle ignore, c’est que Fuad Ramses, l’homme en question, voue un culte à la déesse égyptienne Ishtar et qu’il préparera un repas en honneur à celle-ci en y incluant différent membres humains qu’il aura prélevés chez plusieurs jeunes femmes.
CRITIQUE :
Herschell Gordon Lewis inventa avec ce petit film le « slasher movie ». Il introduisit au cinéma les premières scènes sanglantes et dégoutantes qui prirent au dépourvu les foules. Ceci dit, malgré son innovation, Lewis a réalisé un film plutôt médiocre.
Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas amusant, au contraire! Les meurtres, sans être originaux, sont relativement divertissants, et l’histoire est intéressante.
Cependant, la technique est totalement défaillante (les plans de caméra sont bâclés, le montage est sans vie, etc), et les acteurs sont atrocement minables.
Personne dans la distribution semble ne savoir jouer, et personne ne s’y essaie vraiment. Ils récitent leur texte avec aussi peu de conviction que possible. La seule personne qui pourrait donner l’impression de jouer un rôle est Mal Arnold (Fuad Ramses), mais il exagère tellement ses expressions faciales, parle tellement lentement et est si peu convaincant qu’il en est plus ridicule que menaçant.
Réalisé avec un budget de 24,500 US$ en moins de 9 jours, Blood Feast demeure tout de même un tournant de l’histoire du cinéma de genre, un film qui saura plaire aux amateurs d’horreur et de série B. Le film a su garder, après plus de 40 ans, ses couleurs éclatantes (c’est ce qui m’a le plus frappé dans ce film – non mais comment un film aussi cheap a pu bénéficier d’un tel traitement, avoir une telle qualité de pellicule, et a pu être tourné en couleurs??) et toute sa fraîcheur. Sincèrement, je n’ai pas eu l’impression de regarder un film de 1963. J’aurais plutôt dit 1973, et plus récent encore. Le transfert sur dvd (de la compagnie Something Weird Video), est tout à fait remarquable, si ce n’est pour le son qui laisse à désirer par moments.
En résumé, Blood Feast est un film-charnière qui ne plaira pas à tout le monde, car ses acteurs sont dépourvus de talent et le film est très pauvrement réalisé. Mais l’histoire est divertissante, et les meurtres sont intéressants (de toute façon, pourquoi regarde-t-on ce film si ce n’est pour les meurtres?).
Et il est intéressant simplement d’un point de vue historique, et peut aussi servir de leçon à des étudiants en cinéma (le film, d’ailleurs, ressemble à un film étudiant).
À voir si vous en avez le cœur!
Le film eut droit à une suite en 2003, réalisée elle aussi par Lewis.
(25 septembre 2005)
JF
Children of the Damned (1963)
Réalisateur : Anton Leader
Auteur : John Briley
Acteurs : Ian Hendry; Alan Badel; Barbara Ferris
Année : 1963
Genre : Horreur
SYNOPSIS :
Six enfants, de nationalités différentes, possèdent une intelligence et des dons de télépathie hors du commun. Ils sont réunis à Londres par des scientifiques et des psychologues pour être étudiés, mais les six enfants prennent le contrôle de leur vie en allant se réfugier dans une église abandonnée. Les dirigeants des pays du monde, effrayés par les capacités destructrices des enfants, tenteront de les éliminer par tous les moyens.
CRITIQUE :
Un des rares cas où la suite est quasiment aussi bonne que l’original…
Pendant les 20 premières minutes de Children of the Damned, mon opinion était coulée dans le béton : ce film était un échec total. Les personnages n’avaient aucun charisme (malgré le certain talent des acteurs), l’histoire était d’aucun intérêt pour moi (je trouvais que les éléments étaient mal amenés, contrairement à la succession d’événements du premier film qui était palpitante), le rythme était beaucoup trop lent, et les dialogues me semblaient idiots.
Mais dès que les six enfants se sont regroupés et sont allés vivre dans la vieille église, les choses se sont améliorées, et comment! Les militaires et scientifiques ont commencé à les attaquer, les enfants ont riposté, et le film tout à coup est devenu un suspense surprenant.
Il y eut une montée dramatique qui resta constante tout au long du film, et durant les dix dernières minutes du film j’étais paralysé devant l’écran, souhaitant que le film dure encore longtemps, étant pris d’affection pour les enfants et les deux-trois personnages principaux.
Je ne crois pas que Children of the Damned soit supérieur à Village of the Damned. Le film original était beaucoup plus inquiétant et dérangeant. Children of the Damned est plus attendrissant, les enfants n’attaquant non plus par simple méchanceté, mais seulement que lorsqu’ils sont acculés au pied du mur, les rendant plus vulnérables, et faisant d’eux des victimes de la société.
Une solution, quant à l’origine des enfants, est amenée dans les dernières minutes du film. Dans l’original cette solution avait été effleurée, mais ici elle est la seule solution plausible. Et je l’accepte. Peut-être que d’avoir laissé le mystère entier aurait été mieux, mais cette solution est quand même satisfaisante.
Comme dans le film précédent, les jeunes acteurs n’ont rien à faire, si ce n’est que d’être menaçants. Et ils le font relativement bien, mais pas aussi bien que leurs prédécesseurs. Les enfants de Children of the Damned n’ont pas les cheveux blonds, ne sont pas semblables; ils viennent de pays et de milieux différents. Il y a une russe, une asiatique, un indien, un anglais, etc. Seul le « chef » des enfants, Paul, est vraiment menaçant, avec son regard et son attitude corporelle. Les autres sont plus séduisants qu’effrayants.
J’ai beaucoup aimé Children of the Damned. Je ne m’attendais à rien, et j’ai été agréablement surpris. Je vais le revoir avec plaisir dans un futur proche. Il n’a pas la portée et l’impact du premier, ni même son intelligence, mais il possède assez de qualités pour en faire un film d’horreur décent et qui plaira sûrement aux amateurs du genre, et surtout à ceux et celles qui ont aimé le premier film.
(1er août 2005)
JF



