Les critiques cinéma de JF et de Pat

Commentaires sur films en tous genres

Archives de février 22nd, 2009

Matinee (1993)

sans commentaires

matinee

Un film qui est passé quasiment inaperçu, Matinee est un hommage au cinéma d’horreur et de science-fiction des années 50.

Joe Dante est un enfant des années 50, sa filmographie en témoigne, mais ici il se donne à fond et met le paquet.

John Goodman joue Lawrence Woosley, un personnage basé sur William Castle, réalisateur de plusieurs films d’horreur des années 50 qui tentait différentes expériences avec son public, des “gimmicks” qui avaient pour but d’effrayer encore plus l’audience, comme par exemple de faire voler au dessus de leur tête un squelette.

Goodman est excellent dans son rôle, comme toujours. Je n’ai vraiment rien à redire, j’adore Goodman dans tout ce qu’il fait.

Joe Dante s’est amusé à recréer un film dans le style des vieux films d’horreur de son enfance, que le personnage de Woosley vient présenter en primeur dans une petite ville typique des États-Unis.  Le film, Mant, raconte l’histoire de la transformation progressive d’un homme en fourmi géante, et met en vedette des acteurs ayant réellement joué dans des films du genre dans les années 50, comme Kevin McCarthy et Dick Miller (l’acteur fétiche de Dante).

Matinee est un bon film, mais il met du temps à réellement “décoller”.  Au cours de la première heure, le rythme est lent, et je trouvais le montage étrange, comme si Dante ne savait pas trop vers où aller.

Mais une fois que le cinéma se remplit et que Mant est sur le point d’être présenté, le film devient réellement divertissant et le rythme accélère constamment.  Plusieurs situations cocasses se succèdent rapidement.

Dante situe son film en 1962, alors que les États-Unis sont en pleine crise cubaine et que la menace nucléaire surplombe le pays.  Le personnage de Goodman profite de la peur qui habite les habitants de la ville pour faire de la présentation de son film un succès.

Somme toute, un bon film, un hommage sensible à une époque trouble de l’histoire américaine, mais un peu lent par moments.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 22, 2009 à 4:00

Down Argentine Way (1940)

sans commentaires

down_argentine_way_1940

Down Argentine Way est une petite comédie musicale sans grandes prétentions qui fut le premier film d’une série de productions américaines basées sur la culture latino-américaine, profitant d’une politique étrangère favorable aux échanges entre les États-Unis et l’Amérique du Sud à l’époque.

Le film met en vedette un charmant et suave Don Ameche et la jolie Betty Grable dans son premier grand rôle.

L’histoire, un remake du film Kentucky sorti deux ans auparavant, relate la rencontre et la romance entre un fils d’éleveur de chevaux de course et une femme intéressée à acheter un des chevaux en question.

Mais le film, en réalité, n’est prétexte qu’à présenter des chansons et des numéros dansés.  L’histoire est extrêmement mince et aurait très bien pu être racontée en 30 ou 40 minutes.

Les fabuleux Nicholas Brothers, deux maîtres danseurs et sensation de l’époque, nous offrent un merveilleux numéro de claquettes, et la très populaire Carmen Miranda fait ici sa première apparition au cinéma, nous offrant 2-3 numéros musicaux.

Charlotte Greenwood, une comédienne très appréciée de l’époque, nous offre quelques scènes humoristiques, ainsi que quelques autres acteurs secondaires.

Mais la vedette est indéniablement Betty Grable, celle qui deviendra quelques années plus tard l’emblême de tout un peuple.  Elle est radieuse.  Ce rôle est celui qui l’a propulsée au rang de vedette, même si elle avait déjà à ce moment une quarantaine de films à son actif.  Elle embrase l’écran, tout en ayant un style très terre-à-terre, ce qui lui donnait un air “accessible” pour les spectateurs de l’époque qui voulaient tous être son ami.

Les chansons sont peu mémorables, les danses simplistes (sauf le numéro des Nicholas Brothers), et la réalisation correcte, mais le film demeure intéressant, si ce n’est pour assister à la naissance d’une carrière ou tout simplement passer un bon moment en compagnie de deux acteurs plutôt agréables pour les yeux, Betty Grable pour les hommes et Don Ameche pour les femmes.

Le dvd contient un portrait de 40 minutes sur cette extraordinaire femme qu’était Betty Grable.  Fascinant.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 22, 2009 à 3:33

Publié dans Critique

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Alien Raiders (2009)

sans commentaires

alienraiders

Dans Alien Raiders, un groupe de gens mystérieux prend en otage les occupants d’une petite épicerie d’une ville perdue des États-Unis.  Il semblent être à la recherche de quelqu’un – ou quelque chose – mais ne veulent rien dire.

Les policiers arrivent sur les lieux et tentent de négocier avec les assaillants.

En gros, voilà la prémisse.

La pochette donne l’impression d ‘un film grandiose, mais il s’agit d’un série B, à très petit budget.

Ceci dit, ne laissez pas ce fait vous décourager; le film est meilleur que bien des films de sa catégorie, et aurait presque pu être présenté en salles.  Il y a des films bien pires qui sortent sur les écrans chaque semaine…

Alien Raiders met en vedette des acteurs de la télévision (Carlos Bernard de la  série 24, Rockmond Dunbar de Prison Break).  La plupart des acteurs sont adéquats pour ce genre de film, sans plus.

Tout comme  dans 24, Carlos Bernard n’a qu’une seule expression faciale, peu importe l’émotion.  Mais je l’aime bien quand même, alors j’étais content de le voir à la tête de la distribution.  Malgré son expression éternellement embêtée, il demeure sympathique.

Les effets spéciaux n’ont rien de spécial, mis à part qu’il y a peu d’effets par ordinateur et je respecte cela.  Les maquillages et trucages sont très réussis.

L’histoire est simplette, empruntant à d’autres films comme The Thing de John Carpenter, entre autres, mais ça demeure en tout temps intéressant, malgré le fait que le punch final est facile à voir venir.

Le film est un excellent divertissement qui ne devrait pas être sous-estimé.  Vous risqueriez d’être surpris par sa qualité.  Malgré quelque petits défauts et les limitations visibles du budget, je le recommande à tout amateur de science-fiction et d’horreur.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 22, 2009 à 3:03