Life On Mars (série complète) (2006)

Son nom est Sam Tyler, il est commissaire principal de la police de Manchester.
Un jour il a un accident, et se retrouve alors en 1973.
Est-il fou, dans le coma, ou vraiment de retour dans le passé? C’est ce qu’il cherche à comprendre.
“Life on Mars” est une série britannique en 16 épisodes (8 par saison) diffusée à partir de 2006 sur la BBC. Elle obtint un vif succès auprès de la critique et du public, si bien qu’une série dérivée, Ashes to Ashes, fut produite immédiatement après, ainsi qu’un remake américain.
John Simm joue Sam Tyler, un policer dans la trentaine qui se voit propulsé en 1973, dans un monde totalement différent du sien. Lui qui est habitué aux méthodes policières modernes, aux ordinateurs et aux téléphones cellulaires a l’impression d’être tombé sur une autre planète.
Il sera confronté aux méthodes brutales du commissaire principale Gene Hunt, un rustre qui n’a pas la langue dans sa poche, très grossier et ayant tendance à aimer tabasser les suspects. Son équipe le respecte et le craint, et Sam s’affairera au cours de la série à changer un peu leurs procédés et leur façon de voir les choses.
La relation Sam-Gene est au centre de la série. C’est cette confrontation de méthodes et d’idées qui rend le tout intéressant, créant des étincelles. Le jeu des deux acteurs est tout à fait sublime. Philip Glenister habite totalement le personnage de Gene Hunt, le rendant vivant et bien réel. Ses méthodes sont souvent discutables, mais il est incroyablement intéressant en tant que personnage. Complexe, jamais tout noir ou tout blanc.
Les épisodes sont remplis d’humour. Le spectateur se surprend à se tordre de rire plus d’une fois par épisodes. Les nombreuses altercations entre Sam et Gene y sont pour beaucoup, ou encore les déboires de l’équipe d’idiots au sein de laquelle Sam travaille.
Dans chaque épisode, Sam reçoit des signaux extérieurs, qu’il s’agisse d’appels téléphoniques, de messages à la radio ou à la télé, ou d’apparitions étranges, que lui seul peut voir ou entendre, et qui lui laissent supposer qu’il est bel et bien dans le coma en 2006. Mais le mystère demeure tout au long des 16 épisodes, et n’est jamais lassant ou répétitif.
La musique joue un grand rôle dans la série (le titre Life On Mars est celui d’une chanson de David Bowie, qui joue dans la voiture de Sam lorsque celui-ci a son accident, ainsi qu’ à d’autres moments de la série), donnant le ton aux scènes, qu’il s’agisse d’un bon vieux rock de Deep Purple ou d ‘une ballade d’Elton John.
Le seul personnage qui semble comprendre (ou du moins qui écoute) Sam est Annie Cartwright, une jeune policière diplômée en psychologie. Les deux développeront de la sympathie l’un pour l’autre (voire même plus) et s’épauleront plusieurs fois au cours de la série. La jolie et talentueuse Liz White joue le rôle avec brio, avec un petit côté girl-next-door qui vient charmer tout le monde.
Je n’ai rien à dire de négatif sur Life on Mars: d’une durée de seulement 2 saisons, la série est quasi parfaite. Le dernier épisode offre une fin satisfaisante à une série jouissive et au grand coeur. Tout au long de celle-ci, il y a eu plusieurs moments où j’ai fait “Aaaaaaaaaaah” en assistant à une scène touchante, humaine.
Mais le plus clair du temps je le passais à rire. L’équipe de Gene Hunt en est une de joyeux lurons.
La version française est assez adéquate, quoique certains jeux de mots et expressions chéries de certains personnages sont perdus. Mais si vous n’avez que ça à écouter vous ne serez pas en reste. Les doubleurs font somme toute un très bon boulot.
Il y a de l’action (des poursuite à la 70’s, etc), mais très peu de sang et d’images choquantes, et si vous cherchez un bon divertissement, ne cherchez pas plus loin: Life on Mars est une série télé qui intéressera petits et grands (pas trop petits quand même…), pour diverses raisons, qu’ils ‘agisse de son humour, de son côté mystérieux et science-fictionnesque, sa trame sonore géniale, ou pour tout ça et bien plus encore.
JF