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Dead Like Me: Life After Death (2009)

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Comme sûrement quelques-uns d’entre vous, j’ai été un très grand fan de la défunte série Dead Like Me.

Créée par Bryan Fuller (Wonderfalls, Heroes, Pushing Daisies), la série racontait l’histoire de Georgia Lass, une jeune fille de 18 ans tuée par des débris de la station spatiale MIR et qui devient une faucheuse d’âmes. Elle travaille au sein d’une petite équipe de faucheurs, dont font partie le coureur de jupons Mason, l’actrice ingénue Daisy et la policière colérique Roxie.  Leur chef est Rube, un être mystérieux qui les rencontre chaque matin dans un resto et leur remet des “post-its” sur lesquels se trouve le nom des gens dont ils auront à faucher les âmes durant la journée, ainsi que le lieu et l’heure de la mort.

La série dura 2 saisons et connu un certain succès.  Mais la chaîne Showtime laissa tomber la série, au grand dam de ses fans.

Nous voilà 5 ans plus tard, et Stephen Herek, réalisateur (entre autres) du premier Bill & Ted, de Don’t Tell Mom the Babysitter’s Dead et de Mr. Holland’s Opus, nous offre le film Dead Like Me: Life After Death.

Écrit par deux auteurs de la série, Stephen Godchaux et John Masius, le film nous replonge dans l’univers de ces faucheurs d’âmes dépareillés.

Tout le monde est de retour, sauf Laura Harris, l’interprète de Daisy Adair.  Sarah Wynter occupe le rôle pour le film.  Wynter et Harris avaient jouées deux soeurs dans (si je me souviens bien) la deuxième saison de 24.

Est également absent Mandy Patinkin, qui jouait Rube dans la série.  Son personnage a quitté ses fonctions et a été remplacé par Cameron, joué par Henry Ian Cusick (Lost).  Patinkin étant mon acteur favori de tous les temps,  et étant la raison principale pour laquelle j’ai regardé la série au départ, cette absence ne me disait rien de bon.  Mais j’ai laissé une chance au film, surtout dû au talent des autres acteurs, que je suis venu à profondément aimer au cours de la série.

Le film n’est ni pire ni meilleur qu’un épisode moyen de la série.  On y retrouve tous les ingrédients de la série, mais ça manque de rythme.

Pour qu’un scénario fonctionne, il faut donner au héros une quête.  C’est ce qu’on apprend dans des cours de scénarisation.  Mais voilà: George n’a pas de quête dans ce film.  J’ai eu l’impression qu’elle errait de scène en scène, sans trop savoir ce qu’elle voulait.

Vous allez me dire que c’est ce qu’elle faisait dans la série, et oui, vous avez raison.  Sa narration est toujours là et toujours aussi… acerbe.  Ses petites moues caractéristiques, ses éternels questionnements, sa manie d’espionner sa mère et sa soeur…tout est là.  Ellen Muth est tout aussi amusante et charmante que dans la série, et il est dommage de ne pas la voir plus souvent à l’écran (petit ou grand).  Mais il n’y a pas d’intrigue dans ce film, pas de suspense, rien qui implique émotionnellement le spectateur.

L’intro du film prend du temps à établir les faits et à présenter les personnages, donc le film n’est visiblement pas destiné qu’aux seuls fans de la série.  Mais il en donne l’impression, car rien dans ce film ne peut soutenir l’attention d’un spectateur moyen qui n’a jamais vu la série.  Moi-même je me suis endormi avant la fin!

Jasmine Guy et Callum Blue sont fidèles à ce qu’ils étaient dans la série, mais ont si peu à faire ici.  Leurs personnages sont secondaires, et je souligne le mot secondaires.  Ils étaient bien plus développés dans la série, et j’aurais voulu les voir plus.  Mais ce qu’ils font, ils le font très bien.

Sarah Wynter quand à elle, étant une actrice que j’adore et l’une des plus belles femmes au monde (selon moi), ne m’a pas impressionnée.  Je trouvais qu’elle en faisait trop.  Là où Laura Harris était subtile et tout passait par ses yeux, Sarah … “beurre épais”, pour utiliser une expression très québécoise.

Wynter sait être subtile, je l’ai vu dans 24 et dans Dead Zone, entre autres, mais ici elle semble mal à l’aise dans le rôle et ça ne passe pas.  Ça ne passe pas du tout.

Henry Ian Cusick, “Desmond” dans Lost, joue ici un personnage détestable et le fait avec brio, quoique ses apparitions soient courtes et son personnage trop peu développé.

Mais je crois que les deux actrices qui s’en tirent le mieux dans le film sont Cynthia Stevenson et Brit McKillip, dans le rôle de Joy et Reggie Lass, la mère et la soeur de George.

Dans la série, j’adorais toutes les scènes les mettant en vedette, et ce fut encore le cas dans le film.  Reggie a maintenant 16 ans, et est l’amoureuse secrète d’un populaire joueur de football de son école, qui s’avère aussi faire partie de la liste des âmes à faucher de George.

C’est une honte de ne pas voir plus souvent Brit McKillip et j’espère que ce film aidera à lui donner une certaine visibilité.  Son talent est immense, et je lui souhaite une longue carrière.

Stevenson est tout aussi merveilleuse, et son personnage est égal à lui-même, tout comme dans la série, cherchant encore désespéremment à comprendre et se faire comprendre de sa fille, et à trouver la paix suite au décès de George il y a 5 ans (ce qu’elle a fait partiellement en écrivant un livre sur le deuil).

Rube, le personnage de Mandy Patinkin, est mentionné constamment au cours du film, preuve du talent de Patinkin et de la force du personnage.  Difficile de se passer de lui, surtout qu’il était la “colle” qui faisait tenir tout le monde en place dans la série, cet élément central qu’il manque au film.  Le resto où ils se réunissaient dans la série a brûlé au début du film, et les personnages semblent perdus.  Les spectateurs aussi.

Le film fut tourné à Montréal, à l’été 2007 (si ma mémoire est bonne).  Les figurants et techniciens sont en partie québécois.  On peut voir Luis Oliva dans le petit rôle d’un voleur, qui partage une scène avec Callum Blue.

Les décors sont donc différents que ceux de la série, qu’il s’agisse des bureaux de Happy Time où George travaille ou de la maison où habitent sa mère et sa soeur.

D’un point de vue technique, le film n’offre rien de bien intéressant ou de nouveau.  C’est très “télévisuel” comme travail.  Ça copie le style de la série (qui était super pour de la télé).  Puisqu’il s’agit d’un film, on aurait pu s’attendre à quelque chose de plus raffiné, de plus travaillé, de plus…  ambitieux, mais non.  Stephen Herek fait le travail que n’importe qui aurait pu faire, sans aucune touche personnelle, sans âme.

Dead Like Me, le film, est intéressant pour tout fan de la série, mais j’ignore si les néophytes y trouveront un quelconque intérêt.  Et je me demande sérieusement si je n’aurais pas préféré que l’on s’en tienne à la fin de la série.  Le film n’apporte pas grand chose de plus, aucune réelle “fermeture”, rien qui me fasse dire “Ah, enfin ils ont trouvé une fin adéquate à cette histoire!“.

Car ce n’est pas le cas.

Profitez plutôt de la sortie du film en dvd pour vous acheter le nouveau coffret de la série.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 4, 2009 à 10:02

Publié dans Critique

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Une réponse

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  1. bonjour,
    je partage cet avis. J’ai découvert cette série tout récemment et à laquelle je me suis attachée. Et bien sûr, déçue par le film. Tous ces points soulevés décrédibilisent le film. J’ai même eu le sentiment qu’il avait été fait uniquement pour permettre la rencontre entre les deux soeurs, chose qui n’avait pas eu lieu dans les épisodes. Les deux grosses erreurs selon moi, c’est le changement d’actrice pour le rôle de Daisy, ils auraient pu tout simplement la faire apparaître dans un nouveau personnage, tout comme cela s’est déjà passé dans la série. Et la 2e grosse erreur, c’est le bouleversement des lieux, on ne retrouve plus nos repères de la série. C’est un film plus centré sur le burlesque frisant même le ridicule, où l’on perd ce qui faisait l’intérêt de la série : subtilité et sensibilité. Bref, les auteurs auraient pu se dispenser de faire ce film. Les dernières images de la série TV en suggéraient suffisamment pour laisser libre court à notre imagination finalement.

    laure

    juillet 24, 2009 à 5:05


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