Les critiques cinéma de JF et de Pat

Commentaires sur films en tous genres

Archives de février 2009

Matinee (1993)

sans commentaires

matinee

Un film qui est passé quasiment inaperçu, Matinee est un hommage au cinéma d’horreur et de science-fiction des années 50.

Joe Dante est un enfant des années 50, sa filmographie en témoigne, mais ici il se donne à fond et met le paquet.

John Goodman joue Lawrence Woosley, un personnage basé sur William Castle, réalisateur de plusieurs films d’horreur des années 50 qui tentait différentes expériences avec son public, des “gimmicks” qui avaient pour but d’effrayer encore plus l’audience, comme par exemple de faire voler au dessus de leur tête un squelette.

Goodman est excellent dans son rôle, comme toujours. Je n’ai vraiment rien à redire, j’adore Goodman dans tout ce qu’il fait.

Joe Dante s’est amusé à recréer un film dans le style des vieux films d’horreur de son enfance, que le personnage de Woosley vient présenter en primeur dans une petite ville typique des États-Unis.  Le film, Mant, raconte l’histoire de la transformation progressive d’un homme en fourmi géante, et met en vedette des acteurs ayant réellement joué dans des films du genre dans les années 50, comme Kevin McCarthy et Dick Miller (l’acteur fétiche de Dante).

Matinee est un bon film, mais il met du temps à réellement “décoller”.  Au cours de la première heure, le rythme est lent, et je trouvais le montage étrange, comme si Dante ne savait pas trop vers où aller.

Mais une fois que le cinéma se remplit et que Mant est sur le point d’être présenté, le film devient réellement divertissant et le rythme accélère constamment.  Plusieurs situations cocasses se succèdent rapidement.

Dante situe son film en 1962, alors que les États-Unis sont en pleine crise cubaine et que la menace nucléaire surplombe le pays.  Le personnage de Goodman profite de la peur qui habite les habitants de la ville pour faire de la présentation de son film un succès.

Somme toute, un bon film, un hommage sensible à une époque trouble de l’histoire américaine, mais un peu lent par moments.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 22, 2009 à 4:00

Down Argentine Way (1940)

sans commentaires

down_argentine_way_1940

Down Argentine Way est une petite comédie musicale sans grandes prétentions qui fut le premier film d’une série de productions américaines basées sur la culture latino-américaine, profitant d’une politique étrangère favorable aux échanges entre les États-Unis et l’Amérique du Sud à l’époque.

Le film met en vedette un charmant et suave Don Ameche et la jolie Betty Grable dans son premier grand rôle.

L’histoire, un remake du film Kentucky sorti deux ans auparavant, relate la rencontre et la romance entre un fils d’éleveur de chevaux de course et une femme intéressée à acheter un des chevaux en question.

Mais le film, en réalité, n’est prétexte qu’à présenter des chansons et des numéros dansés.  L’histoire est extrêmement mince et aurait très bien pu être racontée en 30 ou 40 minutes.

Les fabuleux Nicholas Brothers, deux maîtres danseurs et sensation de l’époque, nous offrent un merveilleux numéro de claquettes, et la très populaire Carmen Miranda fait ici sa première apparition au cinéma, nous offrant 2-3 numéros musicaux.

Charlotte Greenwood, une comédienne très appréciée de l’époque, nous offre quelques scènes humoristiques, ainsi que quelques autres acteurs secondaires.

Mais la vedette est indéniablement Betty Grable, celle qui deviendra quelques années plus tard l’emblême de tout un peuple.  Elle est radieuse.  Ce rôle est celui qui l’a propulsée au rang de vedette, même si elle avait déjà à ce moment une quarantaine de films à son actif.  Elle embrase l’écran, tout en ayant un style très terre-à-terre, ce qui lui donnait un air “accessible” pour les spectateurs de l’époque qui voulaient tous être son ami.

Les chansons sont peu mémorables, les danses simplistes (sauf le numéro des Nicholas Brothers), et la réalisation correcte, mais le film demeure intéressant, si ce n’est pour assister à la naissance d’une carrière ou tout simplement passer un bon moment en compagnie de deux acteurs plutôt agréables pour les yeux, Betty Grable pour les hommes et Don Ameche pour les femmes.

Le dvd contient un portrait de 40 minutes sur cette extraordinaire femme qu’était Betty Grable.  Fascinant.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 22, 2009 à 3:33

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Alien Raiders (2009)

sans commentaires

alienraiders

Dans Alien Raiders, un groupe de gens mystérieux prend en otage les occupants d’une petite épicerie d’une ville perdue des États-Unis.  Il semblent être à la recherche de quelqu’un – ou quelque chose – mais ne veulent rien dire.

Les policiers arrivent sur les lieux et tentent de négocier avec les assaillants.

En gros, voilà la prémisse.

La pochette donne l’impression d ‘un film grandiose, mais il s’agit d’un série B, à très petit budget.

Ceci dit, ne laissez pas ce fait vous décourager; le film est meilleur que bien des films de sa catégorie, et aurait presque pu être présenté en salles.  Il y a des films bien pires qui sortent sur les écrans chaque semaine…

Alien Raiders met en vedette des acteurs de la télévision (Carlos Bernard de la  série 24, Rockmond Dunbar de Prison Break).  La plupart des acteurs sont adéquats pour ce genre de film, sans plus.

Tout comme  dans 24, Carlos Bernard n’a qu’une seule expression faciale, peu importe l’émotion.  Mais je l’aime bien quand même, alors j’étais content de le voir à la tête de la distribution.  Malgré son expression éternellement embêtée, il demeure sympathique.

Les effets spéciaux n’ont rien de spécial, mis à part qu’il y a peu d’effets par ordinateur et je respecte cela.  Les maquillages et trucages sont très réussis.

L’histoire est simplette, empruntant à d’autres films comme The Thing de John Carpenter, entre autres, mais ça demeure en tout temps intéressant, malgré le fait que le punch final est facile à voir venir.

Le film est un excellent divertissement qui ne devrait pas être sous-estimé.  Vous risqueriez d’être surpris par sa qualité.  Malgré quelque petits défauts et les limitations visibles du budget, je le recommande à tout amateur de science-fiction et d’horreur.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 22, 2009 à 3:03

Life On Mars (série complète) (2006)

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Life on Mars

Son nom est Sam Tyler, il est commissaire principal de la police de Manchester.

Un jour il a un accident, et se retrouve alors en 1973.

Est-il fou, dans le coma, ou vraiment de retour dans le passé?  C’est ce qu’il cherche à comprendre.

Life on Mars” est une série britannique en 16 épisodes (8 par saison) diffusée à partir de 2006 sur la BBC.  Elle obtint un vif succès auprès de la critique et du public, si bien qu’une série dérivée, Ashes to Ashes, fut produite immédiatement après, ainsi qu’un remake américain.

John Simm joue Sam Tyler, un policer dans la trentaine qui se voit propulsé en 1973, dans un monde totalement différent du sien.  Lui qui est habitué aux méthodes policières modernes, aux ordinateurs et aux téléphones cellulaires a l’impression d’être tombé sur une autre planète.

Il sera confronté aux méthodes brutales du commissaire principale Gene Hunt, un rustre qui n’a pas la langue dans sa poche, très grossier et ayant tendance à aimer tabasser les suspects.  Son équipe le respecte et le craint, et Sam s’affairera au cours de la série à changer un peu leurs procédés et leur façon de voir les choses.

La relation Sam-Gene est au centre de la série.  C’est cette confrontation de méthodes et d’idées qui rend le tout intéressant, créant des étincelles.  Le jeu des deux acteurs est tout à fait sublime.  Philip Glenister habite totalement le personnage de Gene Hunt, le rendant vivant et bien réel.  Ses méthodes sont souvent discutables, mais il est incroyablement intéressant en tant que personnage.  Complexe, jamais tout noir ou tout blanc.

Les épisodes sont remplis d’humour.  Le spectateur se surprend à se tordre de rire plus d’une fois par épisodes.  Les nombreuses altercations entre Sam et Gene y sont pour beaucoup, ou encore les déboires de l’équipe d’idiots au sein de laquelle Sam travaille.

Dans chaque épisode, Sam reçoit des signaux extérieurs, qu’il s’agisse d’appels téléphoniques, de messages à la radio ou à la télé, ou d’apparitions étranges, que lui seul peut voir ou entendre, et qui lui laissent supposer qu’il est bel et bien dans le coma en 2006.  Mais le mystère demeure tout au long des 16 épisodes, et n’est jamais lassant ou répétitif.

La musique joue un grand rôle dans la série (le titre Life On Mars est celui d’une chanson de David Bowie, qui joue dans la voiture de Sam lorsque celui-ci a son accident, ainsi qu’ à d’autres moments de la série), donnant le ton aux scènes, qu’il s’agisse d’un bon vieux rock de Deep Purple ou d ‘une ballade d’Elton John.

Le seul personnage qui semble comprendre (ou du moins qui écoute) Sam est Annie Cartwright, une jeune policière diplômée en psychologie.  Les deux développeront de la sympathie l’un pour l’autre (voire même plus) et s’épauleront plusieurs fois au cours  de la série.  La jolie et talentueuse Liz White joue le rôle avec brio, avec un petit côté girl-next-door qui vient charmer tout le monde.

Je n’ai rien à dire de négatif sur Life on Mars: d’une durée de seulement 2 saisons, la série est quasi parfaite.  Le dernier épisode offre une fin satisfaisante à une série jouissive et au grand coeur.  Tout au long de celle-ci, il y a eu plusieurs moments où j’ai fait “Aaaaaaaaaaah” en assistant à une scène touchante, humaine.

Mais le plus clair du temps je le passais à rire.  L’équipe de Gene Hunt en est une de joyeux lurons.

La version française est assez adéquate, quoique certains jeux de mots et expressions chéries de certains personnages sont perdus.  Mais si vous n’avez que ça à écouter vous ne serez pas en reste.  Les doubleurs font somme toute un très bon boulot.

Il y a de l’action (des poursuite à la 70’s, etc), mais très peu de sang et d’images choquantes, et si vous cherchez un bon divertissement, ne cherchez pas plus loin: Life on Mars est une série télé qui intéressera petits et grands (pas trop petits quand même…), pour diverses raisons, qu’ils ‘agisse de son humour, de son côté mystérieux et science-fictionnesque, sa trame sonore géniale, ou pour tout ça et bien plus encore.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 21, 2009 à 12:37

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Dead Like Me: Life After Death (2009)

avec un commentaire

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Comme sûrement quelques-uns d’entre vous, j’ai été un très grand fan de la défunte série Dead Like Me.

Créée par Bryan Fuller (Wonderfalls, Heroes, Pushing Daisies), la série racontait l’histoire de Georgia Lass, une jeune fille de 18 ans tuée par des débris de la station spatiale MIR et qui devient une faucheuse d’âmes. Elle travaille au sein d’une petite équipe de faucheurs, dont font partie le coureur de jupons Mason, l’actrice ingénue Daisy et la policière colérique Roxie.  Leur chef est Rube, un être mystérieux qui les rencontre chaque matin dans un resto et leur remet des “post-its” sur lesquels se trouve le nom des gens dont ils auront à faucher les âmes durant la journée, ainsi que le lieu et l’heure de la mort.

La série dura 2 saisons et connu un certain succès.  Mais la chaîne Showtime laissa tomber la série, au grand dam de ses fans.

Nous voilà 5 ans plus tard, et Stephen Herek, réalisateur (entre autres) du premier Bill & Ted, de Don’t Tell Mom the Babysitter’s Dead et de Mr. Holland’s Opus, nous offre le film Dead Like Me: Life After Death.

Écrit par deux auteurs de la série, Stephen Godchaux et John Masius, le film nous replonge dans l’univers de ces faucheurs d’âmes dépareillés.

Tout le monde est de retour, sauf Laura Harris, l’interprète de Daisy Adair.  Sarah Wynter occupe le rôle pour le film.  Wynter et Harris avaient jouées deux soeurs dans (si je me souviens bien) la deuxième saison de 24.

Est également absent Mandy Patinkin, qui jouait Rube dans la série.  Son personnage a quitté ses fonctions et a été remplacé par Cameron, joué par Henry Ian Cusick (Lost).  Patinkin étant mon acteur favori de tous les temps,  et étant la raison principale pour laquelle j’ai regardé la série au départ, cette absence ne me disait rien de bon.  Mais j’ai laissé une chance au film, surtout dû au talent des autres acteurs, que je suis venu à profondément aimer au cours de la série.

Le film n’est ni pire ni meilleur qu’un épisode moyen de la série.  On y retrouve tous les ingrédients de la série, mais ça manque de rythme.

Pour qu’un scénario fonctionne, il faut donner au héros une quête.  C’est ce qu’on apprend dans des cours de scénarisation.  Mais voilà: George n’a pas de quête dans ce film.  J’ai eu l’impression qu’elle errait de scène en scène, sans trop savoir ce qu’elle voulait.

Vous allez me dire que c’est ce qu’elle faisait dans la série, et oui, vous avez raison.  Sa narration est toujours là et toujours aussi… acerbe.  Ses petites moues caractéristiques, ses éternels questionnements, sa manie d’espionner sa mère et sa soeur…tout est là.  Ellen Muth est tout aussi amusante et charmante que dans la série, et il est dommage de ne pas la voir plus souvent à l’écran (petit ou grand).  Mais il n’y a pas d’intrigue dans ce film, pas de suspense, rien qui implique émotionnellement le spectateur.

L’intro du film prend du temps à établir les faits et à présenter les personnages, donc le film n’est visiblement pas destiné qu’aux seuls fans de la série.  Mais il en donne l’impression, car rien dans ce film ne peut soutenir l’attention d’un spectateur moyen qui n’a jamais vu la série.  Moi-même je me suis endormi avant la fin!

Jasmine Guy et Callum Blue sont fidèles à ce qu’ils étaient dans la série, mais ont si peu à faire ici.  Leurs personnages sont secondaires, et je souligne le mot secondaires.  Ils étaient bien plus développés dans la série, et j’aurais voulu les voir plus.  Mais ce qu’ils font, ils le font très bien.

Sarah Wynter quand à elle, étant une actrice que j’adore et l’une des plus belles femmes au monde (selon moi), ne m’a pas impressionnée.  Je trouvais qu’elle en faisait trop.  Là où Laura Harris était subtile et tout passait par ses yeux, Sarah … “beurre épais”, pour utiliser une expression très québécoise.

Wynter sait être subtile, je l’ai vu dans 24 et dans Dead Zone, entre autres, mais ici elle semble mal à l’aise dans le rôle et ça ne passe pas.  Ça ne passe pas du tout.

Henry Ian Cusick, “Desmond” dans Lost, joue ici un personnage détestable et le fait avec brio, quoique ses apparitions soient courtes et son personnage trop peu développé.

Mais je crois que les deux actrices qui s’en tirent le mieux dans le film sont Cynthia Stevenson et Brit McKillip, dans le rôle de Joy et Reggie Lass, la mère et la soeur de George.

Dans la série, j’adorais toutes les scènes les mettant en vedette, et ce fut encore le cas dans le film.  Reggie a maintenant 16 ans, et est l’amoureuse secrète d’un populaire joueur de football de son école, qui s’avère aussi faire partie de la liste des âmes à faucher de George.

C’est une honte de ne pas voir plus souvent Brit McKillip et j’espère que ce film aidera à lui donner une certaine visibilité.  Son talent est immense, et je lui souhaite une longue carrière.

Stevenson est tout aussi merveilleuse, et son personnage est égal à lui-même, tout comme dans la série, cherchant encore désespéremment à comprendre et se faire comprendre de sa fille, et à trouver la paix suite au décès de George il y a 5 ans (ce qu’elle a fait partiellement en écrivant un livre sur le deuil).

Rube, le personnage de Mandy Patinkin, est mentionné constamment au cours du film, preuve du talent de Patinkin et de la force du personnage.  Difficile de se passer de lui, surtout qu’il était la “colle” qui faisait tenir tout le monde en place dans la série, cet élément central qu’il manque au film.  Le resto où ils se réunissaient dans la série a brûlé au début du film, et les personnages semblent perdus.  Les spectateurs aussi.

Le film fut tourné à Montréal, à l’été 2007 (si ma mémoire est bonne).  Les figurants et techniciens sont en partie québécois.  On peut voir Luis Oliva dans le petit rôle d’un voleur, qui partage une scène avec Callum Blue.

Les décors sont donc différents que ceux de la série, qu’il s’agisse des bureaux de Happy Time où George travaille ou de la maison où habitent sa mère et sa soeur.

D’un point de vue technique, le film n’offre rien de bien intéressant ou de nouveau.  C’est très “télévisuel” comme travail.  Ça copie le style de la série (qui était super pour de la télé).  Puisqu’il s’agit d’un film, on aurait pu s’attendre à quelque chose de plus raffiné, de plus travaillé, de plus…  ambitieux, mais non.  Stephen Herek fait le travail que n’importe qui aurait pu faire, sans aucune touche personnelle, sans âme.

Dead Like Me, le film, est intéressant pour tout fan de la série, mais j’ignore si les néophytes y trouveront un quelconque intérêt.  Et je me demande sérieusement si je n’aurais pas préféré que l’on s’en tienne à la fin de la série.  Le film n’apporte pas grand chose de plus, aucune réelle “fermeture”, rien qui me fasse dire “Ah, enfin ils ont trouvé une fin adéquate à cette histoire!“.

Car ce n’est pas le cas.

Profitez plutôt de la sortie du film en dvd pour vous acheter le nouveau coffret de la série.

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

février 4, 2009 à 10:02

Publié dans Critique

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