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Commentaires sur films en tous genres

Marilyn Hotchkiss’ Ballroom Dancing and Charm School (2005)

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marilyn

C’est le titre qui m’a vendu au film. Non mais qui ne voudrait pas regarder un film intitulé Marilyn Hotchkiss’ Ballroom Dancing & Charm School?

Probablement personne en vérité…

Mais moi ça m’a intrigué. Ainsi que les noms au générique:

  • Marisa Tomei
  • Robert Carlyle
  • John Goodman
  • Mary Steenburgen
  • Donnie Wahlberg
  • Sean Astin
  • Danny DeVito
  • Adam Arkin (Chicago Hope)
  • Ernie Hudson (Ghostbusters)
  • David Paymer
  • etc

Si j’étais un critique anglophone, j’écrirais que le film est “too cute for its own good”.

C’est un film qui essaie de nous faire vivre en 103 minutes une expérience originale qui nous révélera quelque chose sur nous-mêmes. Qui essaie de nous émouvoir en nous racontant l’histoire d’un homme qui a tout perdu et qui redécouvre l’Amour dans des circonstances peu banales.

Le problème – et il ne s’applique peut-être qu’à moi – c’est que ce genre de film je l’ai vu cent fois. En meilleur.

Mais ceci ne veut pas dire que Marilyn Hotchkiss’ Ballroom Dancing & Charm School n’en vaut pas la peine. Au contraire.

C’est un film très cute, oui, mais aussi relativement touchant, beau, paisible, sensible. Les acteurs jouent avec beaucoup de calme et de retenue, et le scénario – relativement très simple – se déroule sous nos yeux de façon lente et sobre.

Le récit est totalement déconstruit, le film étant raconté en plusieurs flashbacks. Trois temporalités différentes pour un film si simple, c’est peut-être trop, et ça devient redondant à la longue, mais du même coup ça garde l’intérêt du spectateur assez élevé tout au long du film.

John Goodman brille ici de tout son talent. Je regrette amèrement avec les années qui passent que cet homme d’un si grand talent ne trouve pas plus de rôles au cinéma, car il est doué, vraiment doué. Ici il remplit l’écran (littéralement) et fait de son personnage un homme attachant et dont on se préoccupe du sort.

Un homme un peu naïf qui a attendu 40 ans pour enfin pouvoir remplir une promesse faite à l’élue de son coeur à l’âge de 8 ans, promesse qui consistait à se rencontrer – peu importe où ils en seraient dans la vie – le 5e jour du 5 mois de la 5e année du nouveau millénaire à la salle de danse de Marylin Hotchkiss.

Mais les choses ne tournent pas toujours comme prévues, et ce bien même quand on croit fermement et aveuglement au grand amour…

Marisa Tomei est toujours aussi charmante, même que je dirais qu’elle le devient de plus en plus à chaque année. Elle avait su me charmer dans In the Bedroom et dans The Guru, et ici aussi le charme opère à 200%, aors qu’elle joue le rôle d’une femme quelque peu meurtrie par la vie, fragile, frêle, sous le contrôle dictatorial d’un homme jaloux, Donnie Wahlberg (en pleine forme et dansant très bien), qui tombera sous le charme à son tour du héros du film, joué par Robert Carlyle.

Un Robert Carlyle sobre, économe au niveau des mots, meutri par le suicide de sa femme, troublé, qui a besoin de changement dans sa vie, et le cours de danse de madame Hotchkiss pourrait bien lui offrir ce vent d’air frais dont il avait besoin.

Malgré toutes ces performances sublimes, la personne qui ressort du lot tout au long du film est Mary Steenburgen, une autre actrice qui n’a pas assez de bons rôles au cinéma dernièrement. Elle est radieuse dans le rôle de Marianne Hotchkiss, la fille de Marilyn, qui nie le décès de sa mère et qui donne les cours de danse tel que sa mère les donnait plusieurs années auparavant, avec autant de classe et de fermeté.

Le film est une nouvelle version du court métrage du même titre, sorti en 1990. Dans le long métrage, plusieurs scènes du court métrage sont intégrées sous la forme de flashbacks, les flashbacks du personnage de John Goodman.

Il ne s’agit pas d’un très grand film, et il n’a pas beaucoup plu à la critique en général, mais c’est un film pour les romantiques, les célibataires, les amoureux de la vie, les gens qui voient les belles choses dans les plus petits détails.

Un film trop cute pour son propre bien, peut-être, mais définitivement enchanteur.

Le site officiel du film

(11 juillet 2006)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

janvier 16, 2009 à 10:04

Publié dans Critique

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