Archives de novembre 21st, 2008
Mon Meilleur Ami (2006)
Je suis chanceux d’avoir de très bons amis dans ma vie. De très bons, fidèles amis. En ce sens je suis très riche et gâté.
J’suis heureux et chanceux de savoir ce qu’est la vraie amitié.
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J’avais tellement envie d’aimer le film Mon Meilleur Ami.
Un film qui raconte l’histoire d’un homme riche mais sans ami, qui fait le pari de se trouver un meilleur ami en dix jours.
Et il ignore par où commencer.
Daniel Auteuil et Dany Boon sont deux hommes que j’adore (Boon est un humoriste incroyablement drôle, regardez ses spectacles). Et ils démontrent ici, tous deux, toute l’étendue de leur talent.
Et le film commence plutôt bien. La première moitié est même particulièrement agréable.
C’est vers le milieu du film que celui-ci se prend les deux pieds dans le tapis.
Le personnage de Daniel Auteuil n’est jamais rien d’autre, finalement, qu’un être antipathique (et ceci est prouvé par le coup fourré qu’il fait au personnage de Boon au milieu du film).
La scène de Who Wants to Be a Millionaire aurait pu être une bonne idée, mais rien ne fonctionne, qu’il s’agisse des dialogues ou tout simplement de la logique de la chose en soi (cette émission n’est jamais présentée live comme dans le film, premièrement).
Rien ne marche dans la deuxième moitié du film. Le film dégringole petit à petit vers un abîme sans fond.
Le jeu des acteurs tout au long du film, je le répète, est sublime. Dany Boon impressionne vraiment, et Auteuil est égal à lui-même.
Mais le scénario nous fait subir cliché après cliché, et ce c’est quand il ne nous prend pas totalement pour des cons.
J’aurais voulu aimer ce film. Vraiment.
Mais à la fin, il m’a laissé un goût amer. Je ne voyais pas là une vraie amitié entre les personnages.
Dommage.
Ou peut-être n’ai-je rien compris au propos du film…
(18 janvier 2008)
JF
Dhan Dhana Dhan Goal (2007)
The most awaited sports action drama of the year…
Dhan Dhana Dhan Goal est un film de soccer – ou de football, dépendamment d’où vous venez – plutôt moyen.

Le scénario est banal, et on a droit à tous les procédés classiques du film de sport:
- une équipe de losers, Southall United Football Club, dont le terrain va être racheté pour faire place à un centre d’achat (encore un centre d’achat…)
- une équipe de losers, oui, mais qui ont du coeur.. et qui auront 11 mois pour sauver leur terrain.
- leur coach est une ancienne vedette déchue, prêt pour sa seconde chance
- leur sauveur est un joueur extraordinaire venant d’une autre équipe, mais que personne n’aime et qui a ses propres conflits intérieurs.
C’est un film qui traite de racisme plus que de sports, car l’équipe est totalement composée d’indiens, et qui est basée à Londres. Ce sont des indiens qui se sentent opprimés, qui jouent pour la fierté de leur peuple, de leur race.
Et ce joueur, ce sauveur, qu’is vont chercher dans une autre équipe, est un indien né en Angleterre, qui se sent blanc et n’a rien à foutre de ses origines.
Les acteurs sont tous très moyens, les dialogues sont affreusement remplis de clichés, et les scènes de soccer sont plutôt ennuyantes (quand on a vu Pelé dans Victory, difficile d’être impressionné par autre chose).
Les speechs motivationnels (obligatoires dans ce genre de film) sont trop courts et trop peu convaincants, et je ne suis jamais arrivé, tout au long du film, à m’investir émotionnellement dans ce que vivaient ces personnages.
La seule chose que j’ai vraiment aimé de ce film, est cette scène, mais elle survient après 70 minutes, un peu trop tard à mon goût.
Au moins, le film m’aura appris une chose (n’étant pas un fan de sports): l’histoire du crash aérien de Munich de 1958. Le coach de l’équipe dans le film les emmène au stade du Manchester United, pour leur mettre un peu de plomb dans la tête, et il leur raconte brièvement cette histoire. Au moins ça m’aura appris ça.
Et il y a une romance dans le film, qui n’est pas trop exploitée, ce qui est bien. Le focus reste sur l’équipe.
(13 décembre 2007)
JF
Chak De India (2007)
Chak De India est un excellent film sportif indien.

Mettant en vedette la coqueluche du cinéma indien, Sharukh Khan, le film raconte l’histoire d’un ancien joueur de hockey déchu (Khan) qui reprend du service après quelques années de retraite en tant que coach de l’équipe indienne de hockey féminin.
L’équipe est composée des 16 meilleures joueuses de l’Inde, chacune venant d’un coin différent du pays, ce qui crée plusieurs conflits entre elles. Il incombera à leur entraîneur d’essayer de faire naître un esprit d’équipe chez les filles, si elles veulent se qualifier pour le championnat mondial.
Le film n’apporte absolument rien de nouveau au genre, et il s’avère extrêmement prévisible.
Mais il est aussi, par contre, extrêmement réjouissant.
Je suis vendu d’avance au charisme et au jeu (souvent exagéré, mais toujours juste) de Khan, et à chaque nouveau rôle il arrive à me faire croire en son personnage, mais je dois avouer que les filles aussi ont beaucoup à voir avec mon appréciation du film.
Chacune des actrices - dont pour la plupart d’entre elles il s’agit d’un premier vrai rôle – ont toutes de quoi se mettre sous la dent en tant qu’interprètes, et la plupart d’entre elles arrivent à toucher le spectateur, d’une manière ou d’une autre, de façon admirable.
Le scénario laisse les personnages se développer, les tensions naître et s’apaiser naturellement, les divers sentiments sembler réels. Les scènes ont le temps de respirer, et malgré cela on ne voit pas le temps passer.
Comme je l’ai dit, c’est extrêmement prévisible, mais ça marche. Totalement. Il s’agit seulement du deuxième film du réalisateur Shimit Amin, mais il s’agit là d’une très belle réussite.
Les scènes de hockey sont adroitement filmées, et on a le temps de voir ce qui se passe, ainsi que de s’investir émotionnellement dans l’action. De plus, l’emphase du film est mis sur l’aspect humain du jeu, donc il n’y a rien de froid ou de distant, contrairement au film Dhan Dhana Dhan Goal que j’ai vu récemment.
Donc, bref, un film que j’ai beaucoup, beaucoup apprécié, et qui ne m’a pas une seule fois fait sentir ses 153 minutes. Au contraire, une fois le film fini, j’en aurais voulu quasiment un petit peu plus. Les filles sont vraiment trop attachantes, autant dans leur qualités que leur défauts.
Et Sharukh Khan est à son meilleur.
À voir.
(19 décembre 2007)
JF
ps: et si ça vous intrigue, il n’y a pas de numéro chanté dans le film, contrairement à la plupart des films indiens.
Saawariya (2007)
Saawariya est le plus récent film du réalisateur Sanjay Leela Bhansali.

Inspiré des “Nuits Blanches” de Fédor Dostoïevski, le film raconte l’histoire de Raj, un jeune artiste naïf et démesurément romantique, nouvellement arrivé en ville, et qui tombe amoureux de Sakina. Mais le coeur de la belle est déjà pris, et Raj devra fraire preuve d’audace et de patience s’il veut atteindre le coeur de celle qu’il aime.
Le film se déroule au coeur d’un décor unique, “fermé”, un genre de ville fictive ne possédant pas plus que deux ou trois rues, entourée d’eau et où les gens se balladent en pirogue, peuplée par des ivrognes et des prostituées d’expérience rêvant de romantisme, et où tout le monde se retrouve le soir venu à la boîte de nuit du coin (pensez un croisement entre l’esthétique du faux Paris dans Moulin Rouge, et l’ambiance de Casablanca).
Visuellement parlant, il s’agit de l’un des plus beaux films qu’il m’a été donné de voir. Et je pèse mes mots. C’est à en couper le souffle. Le travail de direction artistique sur ce film se doit d’être récompensé à tout prix.
Mais voilà: c’est à peu près tout ce qu’il y a d’intéressant dans Saawariya.
L’histoire est tellement mince qu’elle perd tout son intérêt puisque étirée sur 142 min.
Les deux acteurs principaux, Ranbir Kapoor et Sonam Kapoor (ils ne sont pas reliés), sont deux novices dont il s’agit là du premier film.
Je les applaudit d’avoir su porter un si prestigieux film sur leurs épaules pour leur première fois en tant que têtes d’affiche, et j’irai jusqu’à dire que dans le cas de la jolie Sonam Kapoor, son innocence aide son jeu, mais désolé, Ranbir Kapoor m’a donné des idées de violence tout au long du film.
J’avais le goût de me lever et de crier: “Enough already! Mettez lui une balle dans la tête!” Une seule balle, une toute petite balle, aurait suffi pour mettre fin aux éclats de joie ou aux lamentations du personnage, ainsi qu’aux souffrances du public.
Je ne sais pas quelles sont les différences entre le personnage écrit et l’interprétation de Kapoor, mais sur l’écran il est tellement romantique, tellement naïf, tellement “énervé”, tellement jeune et stupide et imbu de lui-même, qu’il en devient rapidement antipathique.
Je dirais même que les deux protagonistes sont froids et antipathiques comme j’ai rarement vu au cinéma. Je n’ai jamais embarqué dans leurs souffrances, leurs joies. Aussi faux que les décors autour d’eux, les deux personnages principaux n’arrivent pas à nous rejoindre en tant que public.
Mais pour revenir sur Ranbir Kapoor: my god!, que ce mec est détestable. Il bouge mal, il danse de manière ridicule, et son personnage commet des gestes tellement réprimables, mais tout le monde lui pardonne, car il est supposément tellemeeeeeent charmaaaannt.
D’un autre côté, Rani Mukherjee dans le rôle de Gulab – la narratrice et prostituée qui devient rapidement amie de Raj – est totalement merveilleuse. Et là aussi je pèse mes mots. Elle est particulièrement charmante.
Mentionnons aussi Zohra Segal dans une performance à la fois touchante et comique (mais éperdument clichée), et Salman Khan – un acteur très aimé des dames en Inde – dans le rôle du badboy absent qui a emprisonné le coeur de la belle Sakina et l’a rendue complètement gaga.
Donc, un film à voir pour le côté visuel seulement. Les numéros musicaux sont sublimes, les décors, les éclairages, la brume, les étoiles, la lune, tout ajoute au romantisme de la chose. C’est un film romantique à l’excès, mais c’est un peu trop romantique, même pour un romantique fini comme moi.
Une personne avec un tant soi peu de cynisme en elle aura envie de gerber dès les premières minutes du film, et ça empire de minutes en minutes. C’est naïf – je sais, je me répète, mais c’est vrai – irréaliste, et disons-le, cucul.
(19 novembre 2007)
JF
The Tripper (2007)

En résumé, The Tripper, c’est l’histoire d’un tueur en série qui se déguise en Ronald Reagan pour s’en prendre sauvagement à des hippies.
Avec la bonhommie qu’on lui connait bien, David Arquette réalise un premier film hilarant. Hilarant, mais aussi très sanglant, et bourré de références plus ou moins évidentes aux fameux “slashers” des années 80 dont il s’inspire.
Tourné en moins d’un mois (si ma mémoire est bonne – Arquette l’a mentionné après le film), ce petit film nous ramène à une époque où les films d’horreur étaient faits sans l’aide d’ordinateurs, avecs de vrais trucages (qu’ils soient de l’ordre des maquillages ou des éclairages). Un film rempli d’humour, de sexe, de drogues, de trippes.
Il ne faut pas avoir l’estomac sensible pour regarder The Tripper, mais celui-ci ne repose pas sur l’horreur, mais bien sur l’exagération des personnages, le ridicule de la situation et tout le côté humoristique qui se dégage autant du scénario que des performances à l’écran.
Thomas Jane, Balthazar Getty, Lukas Haas, Jason Mewes, Paul Reubens, ne sont que quelques noms parmi l’imposante (et talentueuse) distribution. Reubens (“Pee Wee Herman”) vole la vedette dans ses quelques scènes toutes plus amusantes les unes que les autres, mais Thomas Jane n’a rien à lui envier, en shériff qui en a plein les bras avec le carnage causé par ce fou déguisé en Reagan.
Jaime King, vedette féminine du film, est tout simplement radieuse dans le rôle inévitable de l’héroïne blonde de film d’horreur.
Courteney Cox, la femme de David Arquette (et co-productrice du film, avec Arquette et Thomas Jane), fait un petit caméo amusant à la fin du film.
Dans l’ensemble, The Tripper est follement amusant. Peut-être est-ce le fait de l’avoir vu dans une salle bondée et survoltée qui réagissait à chaque blague et chaque meurtre, et que David Arquette ait été présent lors de la projection, mais j’ai adoré mon expérience et j’ai terriblement hâte au 30 octobre prochain, date de sortie du film en dvd.
À voir, pour tout fan d’horreur (et de comédie d’horreur).
(20 juillet 2007)
JF