Archives de novembre 20th, 2008
Lifeboat (1944)
Réalisateur : Alfred Hitchcock
Auteur : John Steinbeck (histoire); Jo Sterling
Acteurs : Tallulah Bankhead; William Bendix; Hume Cronyn
Année : 1944
Genre : Drame de Guerre
SYNOPSIS :
L’action se situe en 1944, en pleine guerre, et une dizaine de survivants d’un bateau torpillé par les allemands doivent apprendre à survivre ensemble sur le petit bateau de secours.
Par malheur, ils sauvent un allemand qui allait se noyer, et comme ils n’ont pas le coeur à le tuer, les problèmes surviennent peu à peu, jusqu’à que les choses dégringolent, pour nous amener vers une finale qui, à mon avis, est satisfaisante (quoique précipitée), comme Hitchcock savait si bien les faire.
CRITIQUE :
Un très bon film, excellent suspense, se passant entièrement sur un bateau de secours.
Le film dure 1h30 et il n’y a pas d’autre lieu de tournage que ce bateau (dans le même genre que Rope ou 12 Angry Men, où il n’y a qu’un seul décor). I
l y a tous les types de personnes sur le bateau: la femme mûre et riche qui fait semblant que tout va bien; l’homme à tout faire, relativement jeune et débrouillard, qui séduit malgré lui la femme mûre et qui veut jouer les héros; le romantique, qui tombe amoureux de la fille jeune et innocente qui soigne les blessés; le chef d’entreprise pris au dépourvu devant cette situation et qui se fait tout petit; le noir de service; et le gros gars sympathique à qui tous les malheurs surviennent, malheureusement.
Et enfin l’allemand, qui connaît tout sur la navigation, mais dont on ne sait jamais s’il dit la vérité ou non.
Ce n’est pas le meilleur film de Hitchcock, loin de là. Mais c’est un excellent thriller. Malgré ses défauts, ce film mérite d’être vu et revu.
Les acteurs sont tous très bons en général. Parmi ceux-ci, un jeune Hume Cronyn (très différent du sympathique vieillard de Cocoon). Les effets sont bien réussis (tempête, torpillage de bateau, etc). Le récit garde un rythme satisfaisant et comme dans tout film de Hitchcock, le film garde un certain sens de l’humour.
Il s’agit d’un bon film, non sans lacunes, mais qui saura divertir à peu près tout le monde.
(3 janvier 2005)
JF
Genesis II (1973)
Réalisateur : John Llewellyn Moxey
Auteur : Gene Roddenberry
Acteurs : Alex Cord; Mariette Hartley; Ted Cassidy
Année : 1973
Genre : Science-Fiction
SYNOPSIS :
Genesis II raconte les aventures de Dylan Hunt (si le nom vous est familier, c’est qu’il a été réutilisé dans d’autres oeuvres de Roddenberry, dont Andromeda), qui est joué ici par Alex Cord, un acteur relativement talentueux.
Dylan Hunt, chercheur du 20e siècle, mène une expérience sur l’animation suspendue, et conduit l’expérience sur lui-même. Un accident se produit, et il n’est réveillé qu’en l’an 2133, retrouvé dans les décombres de son ancien labo.
Les anciens locaux souterrains où Dylan Hunt travaillait sont maintenant devenus la demeure des gens de PAX, des êtres humains pacifiques, penseurs et préservateurs de la culture et des arts. Ces gens sont aux prises avec les Tyranniens, des mutants qui veulent tout contrôler et soumettre les humains à l’esclavage.
Hunt affrontera plusieurs dangers, et découvrira de nombreuses choses sur ce nouveau siècle (et ce nouveau monde).
CRITIQUE :
Il s’agit d’un film pour la télévision écrit par Gene Roddenberry, le père de Star Trek.
Le film fut tourné en tant que pilote d’une éventuelle série, mais la série ne fut pas sélectionnée, et le film fut diffusé et oublié par la suite.
Ce n’est pas un très grand film. Mais j’aime les personnages, les acteurs inconnus, la situation… J’aime les histoires du futur, connaître les possibles conséquences à long terme d’un conflit nucléaire – de quoi auraient l’air les générations qui suivraient? Dans ce film il y a des humains mutants, est-ce invraisemblable? Sûrement, mais on ne sait jamais…
Le film rappelle un peu Logan’s Run, qu’il précède de quelques années. Les deux films n’ont pas la même histoire, mais tous les deux nous présentent une société futuriste, perdue, qui cherche ses racines dans les décombres d’une civilisation qui s’est détruite elle-même.
Genesis II aurait été une série intéressante. Le film n’est pas assez long à mon avis. Je l’ai revu cette semaine, et j’étais déçu de la fin précipitée, je voulais en voir plus de ce monde inconnu. Mais tant pis, l’imagination est là pour faire le reste.
Le film a bien sûr quelques défauts: ses costumes, qui ressemblent à des pyjamas; ses décors, très simples; la musique, très typée de cette époque; etc.
Mais malgré tout, j’aime bien le film. Peut-être parce qu’il me rappelle des souvenirs de mon enfance, l’ayant vu tant de fois quand j’étais petit, …ou bien tout simplement parce qu’il est réellement intéressant.
Si vous arrivez à le trouver et que vous aimez le genre, Genesis II vaut la peine d’être vu, au moins une fois.
(25 mai 2005)
JF
Body Snatchers (1993)
Réalisateur : Abel Ferrarra
Auteur : Jack Finney (roman); Raymond Cistheri
Acteurs : Gabrielle Anwar; Meg Tilly; Terry Kinney
Année : 1993
Genre : Horreur
SYNOPSIS :
Sur une base militaire, une petite famille découvre que les gens sont remplacés un par un par des extra-terrestres sans émotion qui ont l’intention d’envahir la planète et d’exterminer la race humaine.
CRITIQUE :
Le film n’atteint jamais le degré de peur et de paranoïa que généraient les deux premières version du récit, soit celles de 1956 et de 1978. Body Snatchers est un bon film d’horreur, dirigé par un grand réalisateur (Abel Ferrarra), mais il semble bien pâle face à ses prédécesseurs.
J’ai trouvé que les éléments étaient dévoilés beaucoup trop tôt, et de manière éparpillée, sans aucune logique ou structure. Le personnage de Forrest Whitaker aurait gagné à être développé et plus exposé, car il me semblait vraiment intéressant. Et Meg Tilly est fabuleuse. Elle vole la vedette. Gabrielle Anwar fait une héroïne moyenne, jolie mais sans grandes qualités. Dans l’ensemble le film est plutôt intéressant, mais plusieurs éléments m’ont fait grincer des dents : les cris des envahisseurs sont repris, mais ne sont pas aussi bien utilisés que dans la version de 1978 (qui reste la meilleure à mes yeux). En essayant de capitaliser sur la fameuse scène finale avec Donald Sutherland, Ferrarra reprend ici les éléments-clés de cette scène mais il les fait se répéter plusieurs fois dans le film sans que ça soit satisfaisant. De plus, la scène de l’hélicoptère près de la fin du film m’a déplu à un point que je ne peux décrire. J’ai trouvé cette scène non-nécessaire et ratée, tout simplement.
La finale du film est intéressante, mais elle n’a rien de marquante comme celles des deux autres films. Somme toute, Body Snatchers est un bon petit film d’horreur, mais il ne se compare pas aux œuvres grandioses auxquelles il emprunte son récit et plusieurs de ses éléments-clés.
(23 juillet 2005)
JF
My Blueberry Nights (2008)
Je dois l’avouer: il s’agit de mon premier film de Wong Kar Wai.
Tout comme il s’agit du premier film américain pour ce célèbre réalisateur chinois.

My Blueberry Nights
Norah Jones, fille de Ravi Shankar et chanteuse populaire, y tient le rôle principal, celui d’Elizabeth, une jeune femme innocente et perdue en quête de soi-même.
Pendant une heure et demie de rencontres et de moments précieux, elle sera confrontée à différentes facettes de la nature humaine, facettes plus ou moins jolies.
Que ce soit face à Jude Law, Rachel Weisz, David Strathairn ou Natalie Portman, la jeune et jolie Jones épate par son talent naturel d’actrice. Car il s’agit pour elle de son tout premier film. Et elle s’en tire fort bien, malgré ce que disent les mauvaises langues.
Parm ses co-vedettes, Strahairn est tout particulièrement saisissant (comme dans la plupart de ses films, d’ailleurs). Dans le rôle d’un policier alcoolique qui ne sait couper les ponts, il brille et laisse une empreinte indélébile chez le spectateur.
Weisz est tout aussi merveilleuse, et Portman est flamboyante.
Jude Law joue tout en douceur, son sympathique personnage ne pouvant faire autrement que toucher et donner envie au spectateur de se retrouver dans son petit café et prendre une pointe de ses soi-disantes merveilleuses tartes.
La musique, feutrée et aux accents jazz/country, est de Ry Cooder, et la trame sonore est composée de chansons d’Otis Redding, Cat Power, ainsi que plusieurs autres. Cat Power, sous son vrai nom Chan Marshall, fait d’ailleurs une courte mais importante apparition dans le film.
Un film qui a plus d’impact, selon moi, lorque regardé tard le soir, ou la nuit.
Un film que j’aurais aimé avoir écrit, réalisé, dans lequel j’aurais adoré jouer.
Un film par et pour les solitaires de ce monde, les oiseaux de nuit, un film traitant de la solitude, de ses bons comme de ses mauvais côtés, et des différentes façons de la surmonter.
Brillant.
(25 mars 2008)
JF
The Mist (2007)
J’ai peu de souvenirs de la nouvelle de Stephen King, que j’ai lue au secondaire, au début des années 90.
Mais j’ai toujours eu hâte de voir cette histoire transposée à l’écran.
Après avoir enfin vu le film, je ne suis pas déçu.

L’histoire en gros, selon mes souvenirs, est respectée (un homme et son jeune fils sont prisonniers, ainsi qu’une trentaine d’autres personnes, d’un supermarché d’une petite ville du Maine alors que le marché en question – et peut-être toute la ville, et/ou le monde entier – est entouré d’une épaisse brume dans laquelle semble se trouver d’atroces créatures).
Thomas Jane est correct dans le rôle principal, mais sans plus.
Les deux acteurs qui ont généré le plus de “buzz” à la sortie du film, et pour cause, sont Marcia Gay Harden dans le rôle de Mrs. Carmody, la croyante cinglée de service, et Toby Jones, dans le rôle du sympathique et héroïque Ollie.
Tous les deux offrent une performance extraordinaire et élèvent ce film à un niveau supérieur.
Sinon, les effets spéciaux sont bien mais pas extraordinaires, et les dialogues n’ont rien de bien spécial (il s’agit de dialogues typiquement “King-iens”).
Mais le film, réalisé par Frank Darabont (The Shawshank Redemption, The Green Mile) nous confronte à des situations horrifiques et réellement stressantes, et nous oblige à nous poser ceraines questions, comme: “Que ferais-je à leur place?”
Typique de ce genre, direz-vous, mais moi j’adore.
Pour ce qui est de la fin, qui n’est pas dans la nouvelle originale mais est une idée de Darabont, elle fait preuve de courage et déprime au plus haut point le spectateur. Mais elle est trop précipitée, irréaliste, et en désaccord avec tout ce que sont les personnages principaux.
Somme toute, un excellent film d’horreur, mais pas un classique.
(25 mars 2008)
JF


