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Son of the Pink Panther (1993)

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Réalisateur : Blake Edwards

Auteur :Blake Edwards

Acteurs : Roberto Begnini; Herbert Lom; Claudia Cardinale

Année : 1993

Genre : Comédie

CRITIQUE :

Et bien, mesdames et messieurs, Blake Edwards a réussi à sauver sa série de films en nous offrant un intéressant dernier chapitre!

1993 voit le retour de La Panthère Rose en grande forme! Edwards fait ici appel à un grand comique italien, qui sans le savoir se trouve à quelques années de gagner un Oscar, le talentueux Roberto Benigni.

Celui-ci joue le rôle du gendarme Jacques Gambrelli, fils de Maria Gambrelli et de …Jacques Clouseau!

Jacques Jr ignore qui est son père, jusqu’à ce qu’il soit mêlé à une histoire d’enlèvement d’une princesse et que sa mère, qui s’éprend du chef Dreyfuss (l’excellent Herbert Lom), lui apprend enfin qui est son père.

Maria Gambrelli, qui était l’un des personnages principaux de A Shot in the Dark (où elle était jouée par Elke Sommer) est interprétée ici par Claudia Cardinale (l’interprète de la Princesse Dala du premier film en 1963). Cardinale joue très bien son rôle, quoique très différemment de la façon dont le jouait Sommer en 1964. Mais peu importe, il est intéressant de revoir un visage familier dans la série.

Herbert Lom et Burt Kwouk sont toujours présents, fidèles au poste (et ce depuis 1964!). Chacun joue son rôle à la perfection, comme à l’habitude (Lom étant devenu au fil des ans le personnage central de la série).

La princesse qui est victime d’un kidnapping est jouée par la ravissante Debrah Farentino (l’une des plus belles actrices principales de la série). C’est une bonne actrice, sans plus, qui tire bien son épingle du jeu.

Mais la vedette ici est Roberto Benigni. Qui peut résister à cette bouille sympathique? L’inspecteur Jacques Clouseau Jr est un amateur de musique et de poésie, un être sensible, pacifiste, aimant, toujours souriant, mais affublé de la même maladresse que son père.

Benigni est parfait dans le rôle. Il ne fait pas toujours rire, mais quand il y parvient, il est hilarant. C’est le premier film de la série, depuis Revenge of the Pink Panther, où j’ai autant ri. Simplement le regarder faire les choses les plus insignifiantes est un pur plaisir, car il réussit presque toujours à rendre cela rigolo.

Son of the Pink Panther a sauvé la série, malgré les mauvaises langues et critiques du films qui l’ont démoli à sa sortie. Bien que Benigni ne soit pas Peter Sellers, et que Blake Edwards ramène de vieux gags à la charge dans quelques scènes, le film réussi à faire rire, ce qui est le plus important dans cette série, et ce que les deux films des années 80 n’avaient pas vraiment réussi à faire.

Ce film vient en second sur le plan visuel (le premier, en 1963, étant le plus beau). Les décors, les couleurs, les paysages, les effets spéciaux, etc., tout est superbe.

Et, preuve que nous sommes ici dans les années 90, le fameux thème musical de Henry Mancini a eu droit au traitement Bobby McFerrin, ce qui est extrêmement intéressant.

Son of the Pink Panther est un bon petit film, qui termine la série sur une bonne note. L’absence de Peter Sellers est bien sûr très dérangeante, mais Benigni réussit, grâce à son charme enfantin, à nous amuser un peu…

(10 mai 2005)

JF

Rédigé par The Lone Dreamer

novembre 11, 2008 à 2:18

Publié dans Critique

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