Archives de novembre 11th, 2008
Cursed (2005)
Réalisateur : Wes Craven
Auteur : Kevin Williamson
Acteurs : Christina Ricci; Joshua Jackson; Milo Ventimiglia
Année : 2005
Genre : Horreur
CRITIQUE:
“I’m not going to kill her. I’m just gonna rip her to shreds and let her choke on her own blood… and then maybe I’ll eat her.”
Un film de loup-garous cheap.
J’aime bien Wes Craven en général, mais ce film est vraiment ordinaire. Pas mauvais, juste moyen.
Écrit par Kevin Williamson (Dawson’s Creek, Scream) et ayant subi diverses transformations au niveau du scénario, divers tournages et retournages, et plusieurs modifications au montage, le film souffre énormément de tous ces changements.
Christina Ricci, qui a connu de meilleurs jours en tant qu’actrice, dort tout au long du film, qui est supporté entièrement par un gars qui n’a pas les épaules assez solide pour ça, Jesse Eisenberg (Roger Dodger).
Les acteurs secondaires sont amusants dans leurs rôles: Joshua Jackson – efficace, Milo Ventimiglia (Gilmore Girls) – un très bon acteur qui s’amuse avec son personnage ici, Shannon Elizabeth, Portia de Rossi (grrrrrrr), et Judy Greer qui s’amuse comme une petite folle.
En plus de ça, des apparitions amusantes de Scott Baio (Happy Days) et Craig Kilborn dans leur propre rôle.
Les effets spéciaux sont à chier, totalement à chier. Le film n’a rien d’effrayant, et l’identité du ou des loup-garous coupables est évidente dès le début. Regardez cinq minutes du film et d’instinct vous saurez de qui il s’agit.
Cheap.
(2 juillet 2006)
JF
Strictly Business (1991)
Réalisateur : Kevin Hooks
Auteur : Pam Gibson; Nelson George
Acteurs : Joseph C. Phillips; Halle Berry; Tommy Davidson
Année : 1991
Genre : Comédie romantique
SYNOPSIS:
C’est l’histoire de Waymon, un jeune noir ambitieux et talentueux qui est plus blanc qu’un blanc et qui vit dans un monde de blancs, travaille dans un grand building fancy et rêve de devenir l’associé de son patron.
Son ami, Bobby, est au bas de l’échelle, mais rêve de s’en sortir.
Waymon tombe amoureux de Natalie lorsqu’il la croise, et quand il apprend que Bobby la connaît, il fait un marché avec lui: Bobby va la lui faire rencontrer, et Waymon va aider Bobby à monter les échelons de la société. Et à travers ça, une histoire de jalousie de la part d’un ennemi de Waymon qui veut lui mettre des bâtons dans les roues au boulot.
CRITIQUE:
Le film a vieilli, mais se regarde bien quand même.
Halle Berry joue Natalie, dans un de ses premiers rôles au cinéma, un Sam (Samuel) Jackson aux cheveux gris joue le patron de Bobby, un jeune Sam Rockwell joue un rôle assez important, et Denis Leary était tellement inconnu qu’il n’apparaît que 10 secondes.
Les deux acteurs principaux sont sympathiques et jouent bien leur rôle, les tenues vestimentaires sont à chier mais amusantes à regarder (surtout si on se souvient de l’époque), les dialogues sont “so-so”, etc.
Donc, un film moyen, auquel Roger Ebert accorde un peu trop d’importance et de sens dans sa critique – et il a raison en quelque sorte – mais ne vous trompez pas: il ne s’agit à la base que d’une comédie romantique.
Amusant.
(2 juillet 2006)
JF
Son of the Pink Panther (1993)
Réalisateur : Blake Edwards
Auteur :Blake Edwards
Acteurs : Roberto Begnini; Herbert Lom; Claudia Cardinale
Année : 1993
Genre : Comédie
CRITIQUE :
Et bien, mesdames et messieurs, Blake Edwards a réussi à sauver sa série de films en nous offrant un intéressant dernier chapitre!
1993 voit le retour de La Panthère Rose en grande forme! Edwards fait ici appel à un grand comique italien, qui sans le savoir se trouve à quelques années de gagner un Oscar, le talentueux Roberto Benigni.
Celui-ci joue le rôle du gendarme Jacques Gambrelli, fils de Maria Gambrelli et de …Jacques Clouseau!
Jacques Jr ignore qui est son père, jusqu’à ce qu’il soit mêlé à une histoire d’enlèvement d’une princesse et que sa mère, qui s’éprend du chef Dreyfuss (l’excellent Herbert Lom), lui apprend enfin qui est son père.
Maria Gambrelli, qui était l’un des personnages principaux de A Shot in the Dark (où elle était jouée par Elke Sommer) est interprétée ici par Claudia Cardinale (l’interprète de la Princesse Dala du premier film en 1963). Cardinale joue très bien son rôle, quoique très différemment de la façon dont le jouait Sommer en 1964. Mais peu importe, il est intéressant de revoir un visage familier dans la série.
Herbert Lom et Burt Kwouk sont toujours présents, fidèles au poste (et ce depuis 1964!). Chacun joue son rôle à la perfection, comme à l’habitude (Lom étant devenu au fil des ans le personnage central de la série).
La princesse qui est victime d’un kidnapping est jouée par la ravissante Debrah Farentino (l’une des plus belles actrices principales de la série). C’est une bonne actrice, sans plus, qui tire bien son épingle du jeu.
Mais la vedette ici est Roberto Benigni. Qui peut résister à cette bouille sympathique? L’inspecteur Jacques Clouseau Jr est un amateur de musique et de poésie, un être sensible, pacifiste, aimant, toujours souriant, mais affublé de la même maladresse que son père.
Benigni est parfait dans le rôle. Il ne fait pas toujours rire, mais quand il y parvient, il est hilarant. C’est le premier film de la série, depuis Revenge of the Pink Panther, où j’ai autant ri. Simplement le regarder faire les choses les plus insignifiantes est un pur plaisir, car il réussit presque toujours à rendre cela rigolo.
Son of the Pink Panther a sauvé la série, malgré les mauvaises langues et critiques du films qui l’ont démoli à sa sortie. Bien que Benigni ne soit pas Peter Sellers, et que Blake Edwards ramène de vieux gags à la charge dans quelques scènes, le film réussi à faire rire, ce qui est le plus important dans cette série, et ce que les deux films des années 80 n’avaient pas vraiment réussi à faire.
Ce film vient en second sur le plan visuel (le premier, en 1963, étant le plus beau). Les décors, les couleurs, les paysages, les effets spéciaux, etc., tout est superbe.
Et, preuve que nous sommes ici dans les années 90, le fameux thème musical de Henry Mancini a eu droit au traitement Bobby McFerrin, ce qui est extrêmement intéressant.
Son of the Pink Panther est un bon petit film, qui termine la série sur une bonne note. L’absence de Peter Sellers est bien sûr très dérangeante, mais Benigni réussit, grâce à son charme enfantin, à nous amuser un peu…
(10 mai 2005)
JF
Curse of the Pink Panther (1983)
Réalisateur : Blake Edwards
Auteur : Blake Edwards
Acteurs :Ted Wass; David Niven; Herbert Lom
Année : 1983
Genre : Comédie
CRITIQUE :
Tourné en même temps que Trail of the Pink Panther, ce film tente bien que mal de sauver les pots cassés. Y arrive-t-il? Et bien, oui et non…
L’inspecteur Clouseau maintenant porté disparu depuis un an, la Sureté fait appel à un ordinateur hyper-intelligent pour trouver le nom de l’homme (ou la femme) capable de retrouver le maladroit policier.
Le nom qui sortira sera celui de Clifton Sleigh, un jeune policier de la police new-yorkaise. Sleigh partira pour Paris, où il vivra maintes aventures dans sa quête pour retrouver Clouseau.
Il revient à Ted Wass l’insigne honneur de succéder à Peter Sellers, en interprétant le tout aussi maladroit Clifton Sleigh. Et il fait assez bien son boulot. Il se prend les pieds dans à peu près tout ce qui se trouve sur son chemin; il bascule, il s’accroche, il plonge, il s’assomme, il dégringole, … enfin, tout ce que Clouseau faisait.
Mais Ted Wass, aussi bien intentionné qu’il soit, n’est pas Peter Sellers. Il n’a pas son charme, sa grâce, son flair comique, son talent. Wass patauge pendant une heure et demie, tentant bien que mal de se sortir de ce fiasco qu’est ce film, mais il s’en tire tout de même pas si mal.
Herbert Lom, Capucine, David Niven, Burt Kwouk, et Robert Wagner sont tous de retour dans ce film qui, ma foi, n’aurait peut-être jamais dû être fait. D’un autre côté, si Blake Edwards avait décidé d’en rester là après Trail of the Pink Panther, les choses auraient été tristes.
Ici, il réussit à insuffler un peu d’humour dans le film, il essaie de prouver que la série peut quand même être drôle sans Peter Sellers.
Le problème, c’est qu’il n’a pas attendu assez longtemps après la mort de Sellers pour tenter de raviver la série. Il a fait deux films (Trail et celui-ci) qui se veulent des hommages à la mémoire de Clouseau/Sellers, mais les éléments ne tombent pas en place, tout reste froid… et l’hommage devient quasiment une insulte.
La révélation de ce qui est réellement arrivé à Clouseau, à la fin de Curse of the Pink Panther, est une insulte au fameux détective. Bien que la performance de Roger Moore fasse de cette scène finale la meilleure scène du film (et le film aurait probablement gagné à être centré sur lui), la nature-même de son personnage va à l’encontre de tous les principes du bien-aimé inspecteur.
Alors, c’est le coeur rempli de contradictions que j’affirme que ce film, bien que drôle à certains moments et bien intentionné, n’arrive pas à redonner à la série et à la mémoire de Clouseau l’éclat qu’elles avaient auparavant.
Edwards, suite à ce film, prendra congé de la Panthère Rose pendant dix ans. Et en 1993, il nous reviendra avec le surprenant et agréablement amusant Son of the Pink Panther.
(10 mai 2005)
JF
Trail of the Pink Panther (1982)
Réalisateur : Blake Edwards
Auteur : Frank Waldman
Acteurs : Peter Sellers; David Niven; Herbert Lom
Année : 1982
Genre : Comédie
CRITIQUE :
Je ne sais quoi penser de ce film.
Deux ans après la mort tragique de Peter Sellers, Blake Edwards nous revient avec un “film-hommage”. Mais le film s’avère être plutôt une disgrâce.
Le film consiste, pour la première partie, de scènes de Quand la Panthère Rose s’emmêle (1976) qui avaient été supprimées lors du montage final. Edwards a remonté ces scènes, et en a tourné de nouvelles (avec Herbert Lom et les autres acteurs) pour les “complémenter” et faire en sorte que l’histoire soit plus fluide, mais l’effort ne porte pas fruit.
Les scènes ne sont pas vraiment drôles (elles avaient bien été rejetées pour une raison en 1976!), et elles ne font que répéter le scénario, de manière quelque peu différente, de Quand la Panthère Rose s’emmêle. Mais malgré tout, il fait bon de revoir Sellers une dernière fois.
Ensuite, à mi-chemin dans le film, tout bascule. Edwards n’a plus de scènes de 1976, donc il fait disparaître Clouseau dans un supposé écrasement d’avion, et il introduit une journaliste pour mener une enquête sur la vie de Clouseau… pour déterminer qui était réellement cet inspecteur que certains adoraient et d’autres haïssaient.
Joanna Lumley joue la journaliste Marie Jouvet, qui ira interviewer de vieux compagnons et ennemis de Clouseau, pour avoir leur opinion sur cet homme.
David Niven, Capucine et Graham Stark reprennent leurs rôles des premiers films. Il est intéressant de les revoir, mais tout ceci ne colle pas, ça ne fonctionne pas.
Les interviews avec les vieux personnages sont entrecoupées de scènes complètes des autres films de la série, et ces extraits sont maladroitement choisis.
L’enquête ne mêne nulle part, et le film se termine sur la silhouette de Clouseau au bord de la mer, pour nous indiquer qu’il a visiblement survécu à l’écrasement d’avion.
Le film se veut un hommage à la mémoire de Peter Sellers, mais ça ne marche pas. C’est long, ennuyant, et il aurait mieux valu présenter ça sous la forme d’un hommage télévisé d’une heure, non pas sous la forme d’un film de deux heures, en essayant maladroitement d’y intégrer une histoire qui n’intéresse personne et dont le réalisateur semble se foutre complètement.
En résumé, ce film est une perte de temps. À ne voir que si vous êtes vraiment fans de la série, et de Sellers.
(10 mai 2005)
JF




